Alexis Tsipras : Le gouvernement des mémorandums vacille. Il est l’heure pour le grand soulèvement démocratique.

 

 

Alexis Tsipras : Le gouvernement des mémorandums vacille. Il est l’heure pour le grand soulèvement démocratique. La protection des conditions de vie et de la dignité du peuple grec est prioritaire au paiement des intérêts de la dette.

 

Au meeting organisé jeudi 04/07 à Patras, Alexis Tsipras, président de SYRIZA (Coalition de la Gauche Radicale) a lancé le mot d’ordre pour une campagne qui vise à renverser le gouvernement actuellement au pouvoir en Grèce. Il a été applaudi par une foule enthousiaste qui a complètement rempli la place principale de la troisième ville du pays.

 

Les points principaux du discours :

Encore une fois le déblocage de la tranche d’aide pour la Grèce sert de prétexte pour barrer la voie à toute alternative en terrorisant le peuple.

Le gouvernement actuel s’acharne pour effacer l’héritage politique et idéologique de la période d’ouverture qui a succédé à la chute de la dictature (en 1974), neutraliser l’influence de la gauche, instaurer des discriminations inacceptables entre les citoyens en fonction de leurs convictions.

(La foule : « Ne baissez pas la tête. Peuple en avant dans la résistance et la lutte »)

 

Le gouvernement s’apprête à mettre en place des mesures d’une austérité encore plus profonde, des salaires de 350 euros pour une semaine de 6 jours de travail.

Le vrai dilemme est entre les mémorandums et la Démocratie. L’heure est venue pour tout citoyen démocrate de se dresser et prendre la parole, l’heure est venue pour la Démocratie.

Le gouvernement au pouvoir n’est pas un gouvernement démocratique. C’est une alliance opportuniste dont le seul objective est de faire reculer le pays vers le Moyen Age social et politique.

Pour que le pays sorte de ce cercle vicieux il faut l’éveil et l’explosion démocratique et populaire.

(La foule : « Ni Vénizélos [PASOK] ni Samaras [la Droite]. L’heure est venue pour la Gauche)

 

Des mesures inacceptables s’accumulent, telle la fermeture d’hôpitaux et d’écoles, la baisse des salaires et des retraites, l’expropriation des ménages endettés. Le peule a perdu sa patience.

A ce moment même le gouvernement prépare la fermeture de l’industrie publique d’armements ; ce n’est pas parce qu’elle n’est pas productive mais parce que ce gouvernement veut faciliter les affaires des marchands d’armes étrangers.

En même temps, au niveau de la région, les infrastructures fondamentales (gaz, chemins de fer) restent sous-développées, alors que le gouvernement prépare la privatisation du réseau d’eau, de gaz, du port de Patras.

(La foule : « L’eau n’est pas une marchandise. C’est un bien public et elle nous appartient »)

 

La rhétorique du gouvernement est ridicule. Elle n’arrive en rien à cacher l’échec et la déconnexion d’avec la réalité, encore moins la convergence avec des intérêts qui s’acharnent à ruiner le pays.

Ce gouvernement va chuter avec fracas. Le plus rapide sera le mieux parce qu’ils deviennent incontrôlables et dangereux pour les acquis de la Démocratie. C’est le moment pour que les mouvements de résistance et de solidarité, le monde  du travail, la jeunesse, les couches sociales aujourd’hui écrasées, prennent l’initiative.

SYRIZA est la force du renversement mais aussi la force de l’espoir car nous avons un plan pour reconstruire la Grèce sur des fondements de justice sociale, de démocratie, de méritocratie et de progrès.

Notre priorité porte sur la satisfaction des besoins populaires en alimentation, en énergie, en soins médicaux, en dignité. Notre priorité porte sur le destin des pauvres, des chômeurs, des plus faibles, et non pas sur les visées de Mme Merkel, des banquiers, des usuriers. Et c’est comme ça que nous ferons la différence.

 

Les intérêts de la dette pour les 4 années à venir sont à la hauteur de 25 milliards d’euros. Nous utiliserons cet argent pour faire redémarrer l’économie grecque et pour redresser la société.

Les prêteurs n’ont aucun droit moral de nous reprocher le non paiement des intérêts ou d’une partie de la dette parce que ce traitement a bien été accordé à l’Allemagne à la sortie de la Seconde Guerre par un ensemble de pays dont la Grèce faisait partie.

Par ailleurs il existe toujours la question des dédommagements de guerre dus par l’Allemagne à la Grèce.

 

Nous avons aussi un plan pour un nouveau système de fiscalité, juste et transparent, qui taxera davantage les riches et non pas les plus pauvres, comme c’est le cas aujourd’hui.

Nous avons un plan pour réorganiser l’état et le rendre efficace, au service des citoyens.

Nous avons un plan pour réformer le système politique, approfondir la démocratie ; les mémorandums sont incompatibles avec la Démocratie.

 

Messieurs de la troïka il faudra bien changer d’habitudes. On en a assez de vos allers et venues et des consignes que vous imposez à travers des gouvernements dociles. Tout ça va bientôt se terminer. Les récentes évolutions au Portugal sont un signal de plus. Bientôt l’ensemble des pays du Sud de l’Europe vont se soulever tôt ou tard. La page est en train de tourner.

 

C’est l’heure pour le grand soulèvement démocratique. C’est l’heure pour un gouvernement qui renversera les mémorandums. C’est l’heure pour que le peuple saisisse son destin entre ses mains. C’est l’heure pour SYRIZA.

Traduction E.Kosadinos

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