Leçons de Démocratie et guerres « humanitaires » par Vangelis Goulas

droneL’histoire se répète, l’empire est prêt à donner à nouveaux des leçons de Démocratie avec des drones et des « bombes humanitaires »,  après l’Afghanistan, l’Irak, la Yougoslavie, la Libye : maintenant la Syrie ! La situation générale en Syrie est très complexe et explosive. Malgré le refus inattendu de la Chambre des communes en Grande Bretagne, malgré  la décision d’Obama de s’en remettre au Congrès, l’opération militaire contre la Syrie, c’est juste une question de temps.

«Nous rendons responsable le régime d’Assad pour l’utilisation des armes chimiques. S’il n’y a pas de réponse à l’utilisation d’armes chimiques, cela remettrait en question notre  détermination de résister à ceux qui violent les normes internationales. » », a déclaré Barack Obama, en soulignant que les États-Unis vont continuer à placer des  forces dans la région.

La possibilité qu’Assad soit responsable d’avoir utilisé  des armes chimiques est absolument horrible et condamnable mais reste extrêmement difficile à déterminer. L’invention de la «guerre humanitaire» ne sert pas les valeurs humaines, les armes chimiques d’Assad, ne sont qu’un prétexte.

L’UE et les États-Unis veulent contrôler la zone où sont les plus grands gisements de pétrole et de gaz naturel et les endroits où ils vont passer les pipelines.  Une guerre occidentale contre la Syrie peut se transformer en quelque chose de beaucoup plus grave avec des conséquences plus graves  et dramatiques comme  d’autres guerres impérialistes récentes contre l’Irak, l’Afghanistan et la Libye.

L’aventurisme militaire occidental contre la Syrie peut devenir une longue  guerre généralisée, qui impliquera le Liban, l’Iran, l’Israël, la Turquie, l’Égypte et peut-être la Russie.

En Grèce, le gouvernement de Samaras,« plus royaliste que le roi », s’est précipité à mettre à dispositions des installations militaires avant même que les Américains le demandent .

Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement, Evangelos Venizélos,  a demandé l’intervention  contre la Syrie avant même  qu’elle soit décidée par Obama lui-même – en espérant faire valoir, comme il pense, ses actions politiques, aux yeux des dirigeants américains.

SYRIZA dès le premier moment a été fermement opposé à toute forme d’intervention impérialiste. L’intervention militaire, préparée par les États-Unis va augmenter  la déstabilisation géopolitique avec des risques énormes, même pour la paix dans le monde. La Grèce ne doit être impliquée, en aucune façon, directement ou indirectement. L’ONU est la seule organisation internationale  qui doit enquêter,   pour déterminer, en toute objectivité, quels sont les  les causes et qui sont les responsables  de  l’attaque sauvage et sans précédent avec des produits chimiques contre des civils innocents.  Seul le peuple syrien est celui qui va déterminer les moyens pacifiques et politiques qui mettront  un terme à une guerre civile et  sanglante. La communauté internationale doit soutenir ce chemin. Le gouvernement Grec  n’a pas le droit d’impliquer le pays dans un conflit militaire et aventureux qui aura des conséquences désastreuses pour tous les peuples de la région, y compris le peuple grec.