La résistance au premier plan !!! Avec SYRIZA a la fête de l’Humanité 2013 !

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SYRIZA, l’espoir contre la peur et la résignation

Un an après 2012 la Coalition de Gauche Radicale est la force principale de résistance

contre la paupérisation des classes populaires et la dérive autoritaire

Plus d’un an déjà depuis les dernières élections grecques : le peuple grec a donné à SYRIZA, d’ores et déjà parti d’opposition officielle,  le mandat  d’organiser la résistance de la société contre la politique d’austérité qui plonge le pays dans le chaos.

Le soir du 17 juin 2012 les bourgeoisies grecque et européenne se sont senties soulagées d’avoir réussi à empêcher l’arrivée au pouvoir dans un pays européen d’une autre gauche. Une telle éventualité en Europe aurait été une première depuis les Fronts Populaires de 1936.

Depuis plus de trois ans la Grèce a subi des plans successifs d’austérité (mémorandums) imposés par la Troïka, en mai 2010, février et octobre 2012.

Baisse des salaires, des retraites, nouveaux impôts injustes, licenciements dans le secteur public et privé.

La cure d’austérité, suivant la logique néolibérale, a créé une récession profonde, un chômage massif et a conduit la société grecque à une paupérisation inédite en Union Européenne.

Le chômage a atteint des proportions inouïes : près de 30%, 62% chez les jeunes.

Le salaire minimum baissé de 30 % ce qui rend la vie impossible pour de nombreux Grecs.

Le nombre des sans-abri est passé de quelques centaines à 40 000.

Les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté sont aujourd’hui 2,34 millions, plus de 20% de la population.

La réduction brutale des dépenses publiques de santé et de  protection sociale et l’augmentation continue du   nombre des personnes privées de couverture sociale crée une situation proche de la catastrophe humanitaire.

En réponse aux luttes syndicales le gouvernement grec réquisitionne les grévistes en invoquant des lois d’exception, applicables en temps de guerre ou lors de catastrophes naturelles!

Un grand pari pour SYRIZA et les forces de gauche est maintenant d’organiser la solidarité, en mobilisant les citoyens pour venir en aide aux plus faibles, gravement touchés par les mesures d’austérité, afin que personne ne manque de médicaments, de nourriture ou d’électricité.

Le peuple subit un régime  de pleine dérive autoritaire.

La police, est utilisée comme une armée de mercenaires au service des colonialistes modernes.

Des militants sont kidnappés et enfermés au poste, sans autorisation de présence d’avocat, notamment à Skouriès, au Nord de la Grèce, lieu emblématique des luttes écologiques.

Cette police applique les méthodes de la dictature : torture, interpellations préemptives en masse, violence systématique.

La tolérance vis à vis des crimes racistes des néonazis de « Aube Dorée » est scandaleuse.

Aussi scandaleuse est la criminalisation des luttes politiques et syndicales.

 

Le gouvernement grec a procédé en juin à  la fermeture par décret de l’organisme de l’audiovisuel public (ERT*) sous prétexte d’économies. Cette décision, de légitimité douteuse, entraine le licenciement de 3000 travailleurs. Inspirée par les consultants du Premier Ministre Samaras, la fermeture est soutenue par Nouvelle Démocratie et Aube Dorée, contre les positions de tous les autres partis, faisant fi de la décision du Conseil Constitutionnel, de l’opinion publique nationale et internationale. C’est un acte politique qui arrive en réponse aux exigences des émissaires de la Troïka pour la suppression de 2000 emplois publics dans un mois.

Cette mesure porte atteinte à la liberté d’expression. L’assemblée générale des travailleurs d’ERT a décidé l’occupation du siège et des studios de l’organisme, ainsi que la poursuite du programme afin d’en informer la population. Des milliers de personnes ont afflué chaque soir autour du siège de la télévision publique. La lutte se poursuit et la solidarité nationale et internationale est plus que nécessaire.

Ces évènements ont conduit à la chute du gouvernement tripartite et à l’instauration d’une gouvernance encore plus austéritaire incarnée par la coalition Nouvelle Démocratie-PASOK.

 

Des mesures encore plus intolérables sont aujourd’hui en voie d’application :

Expropriations des familles endettées

Fermetures d’hôpitaux et d’écoles

Mise en disponibilité forcée de dizaines de milliers de salariés du public

Face à cette agression néolibérale inédite la réponse de SYRIZA est la mise en place d’un mouvement populaire massif capable d’organiser la résistance aux mesures anti-populaires dictées par la Troïka, de désobéissance à l’autoritarisme de l’état et du patronat.

Nous visons à la construction d’une Europe solidaire, de l’emploi, de la croissance, en appelant à une solution au niveau européen. Il faut changer les statuts de la BCE, abroger le pacte de stabilité. Pour la Grèce nous revendiquons l’annulation des mémorandums et de leurs lois d’application, la relance économique et sociale par un projet national qui s’appuierait sur les forces du travail et les besoins sociaux.

Pour y parvenir SYRIZA revendique la prise du pouvoir et la mise en place des mesures concrètes de notre programme :

Bouclier de protection sociale pour faire face à la crise humanitaire, valorisation des bas salaires, rétablissement des droits sociaux. Protection de l’emploi, des chômeurs, de l’assurance sociale, garantie des soins de santé.

Fiscalité juste et efficace avec taxation des riches et soulagement des plus démunis, à l’encontre de la logique néolibérale.

Mise du système bancaire sous contrôle de la société, inversion de ses objectifs, création de banques publiques pour soutenir le logement social, la production agricole, les petites et moyennes entreprises.

Suspension des privatisations et de la liquidation des richesses publiques, reconstruire les entreprises publiques avec des formes de contrôle social, par opposition au modèle étatiste du bipartisme des dernières décennies.

Démocratisation des structures de l’état à tous les niveaux et élargissement des droits politiques et de la participation.

Abolition des structures d’exception mises en place par les mémorandums, arrêt de la corruption et de la collusion d’intérêts entre la classe politique et le capital.

Promotion de l’éducation publique, de l’éducation populaire, de la recherche scientifique et de la culture.

La dette n’est pas la singularité grecque. Avec les forces de la Gauche Européenne, les syndicats et les mouvements de solidarité nous pouvons nous battre pour une solution équitable. Nous appelons à une Conférence Européenne pour réduire la dette des pays européens. Nous exigeons un rôle différent pour la BCE qui devrait financer directement des banques publiques européennes, les budgets nationaux et  des programmes européens d’investissement public. Nous exigeons l’interdiction des produits bancaires dérivés et de la spéculation qu’ils induisent.

 Notre but c’est de renégocier les prêts, d’empêcher que notre pays devenir une colonie de la dette. Nous visons  à l’effacement de la majeure partie de la dette, et, après une période moratoire, au remboursement du reste par le biais de l’instauration d’une clause liant le rythme de remboursement à la croissance économique.

Il est nécessaire de sortir de l’actuelle politique de l’euro fort menée par la Banque Centrale Européenne. Il est probable qu’au cours de la renégociation surviennent des menaces, des chantages, notamment la cessation des financements. Cependant, fidèles au slogan  « aucun sacrifice pour l’Euro », nous nous engageons à y faire face par tous les moyens en s’appuyant sur le soutien et la mobilisation du peuple grec et de ses alliés.

Pour SYRIZA, comme pour une très grande partie de l’opinion publique, le vrai dilemme n’est pas celui de la monnaie mais le choix entre démocratie et austérité. Ce sera le choix  du peuple de refuser en Grèce l’état d’urgence imposé par le gouvernement et la dérive autoritaire qui accompagne toujours les politiques d’austérité.

Section SYRIZA de Paris