Theodoros Dritsas (secteur de la défense de SYRIZA) à propos de l’appel du « Groupement de réservistes des Forces Spéciales »

Theodoros Dritsas (secteur de la défense de SYRIZA) à propos de l’appel du « Groupement de réservistes des Forces Spéciales »

 

 

L’appel du « Groupement de réservistes des Forces Spéciales  » vers les « partis grecs anti-mémorandum du Parlement » (!) à la manifestation de protestation du samedi 28 septembre sur la place Syntagma, même si en la circonstance il se caractérise par une légèreté mégalomane d’extrême droite, ne cesse d’être suspect et dangereux.

Particulièrement quand s’est tenu avant-hier une réunion spéciale sur ce thème dirigée par le Procureur de la Cour de Cassation, tandis qu’ a précédé l’initiative du Ministre de la Défense Nationale de demander la mise en place d’une Commission d’enquête administrative assermentée à propos de la publication par le journal « To Vima(La Tribune) » au sujet de membres d’Aube Dorée qui ont reçu une formation spéciale aux armes par des membres des Forces spéciales en activité. Nous nous demandons toutefois si ces deux cas sont les seuls qui font que les autorités de la Cour de Cassation et Ministère de la Défense s’inquiètent.

Ni plus ni moins que des commandos de réservistes appelant à l’abolition des partis politiques, du Parlement et de la Constitution à laquelle ils ont prêté serment juré et en même temps ces parjures et exploiteurs du patriotisme partisans de la stratégie de la dictature n’hésitent pas à intégrer dans leur « proclamation » bon nombre d’ exigences anti-mémorandum mises en avant par les luttes sociales de masse.

Nous dénonçons cet appel trompeur derrière lequel se cache l’Aube Dorée comme une diversion politique à l’exigence de tout le peuple à vouloir démanteler chaque mécanisme paramilitaire et paragouvernemental fasciste qui cherche à obtenir des appuis dans les forces armées et de sécurité en exploitant l’inacceptable dégradation des salaires de leurs cadres, consécutives aux politiques de mémorandum.

La société grecque, y compris la grande majorité des membres des forces armées et de sécurité, sait bien que quand la démocratie se rétracte, quand les droits sociaux et politiques des citoyens et leur dignité sont dévalorisés, alors la réponse et la solution n’est pas moins de démocratie mais au contraire plus de démocratie. Les forces de gauche, SYRIZA, les luttes sociales peuvent garantir et la dignité et la justice et la protection des droits de tous les citoyens grecs, en abolissant les mémorandums et en ouvrant la voie pour la nouvelle renaissance démocratique de notre pays.

Des solutions existent et le peuple grec, avec ses luttes sociales démocratiques et populaires et avec son vote, est qualifié pour les appliquer. Le gouvernement ne peut plus jouer les funambules. Il doit aller vers des élections afin que le peuple grec juge authentiquement les propositions politiques de chaque parti et qu’émerge un nouveau gouvernement qui fera sortir le pays de la crise. Jusque-là, il doit également garantir qu’aucun appel à diversion ne trouvera pas le plus petit écho dans les rouages de l’ état ni dans les institutions constitutionnelles.

Traduction: Frédérique Bouvier