SYRIZA: Finissons avec memoranda et fascisme

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Après trois ans de Memoranda la Grèce est aujourd’hui un pays ruiné. La pauvreté et la misère s’étendent, le chômage progresse au galop, la Santé, l’Education, le système d’assurance se délitent, la jeunesse émigre. Tant que la politique d’austérité se poursuit, il n’y a pas de perspective de sortie de cette crise. Cependant, plus la ruine progresse, plus deviennent dures les mesures que proposent les prêteurs et le gouvernement.

La bande fasciste d’Aube Dorée ce n’est pas hier que nous l’avons connue. Mais sa montée en puissance ne serait jamais possible sans le désastre que le Mémorandum a produit dans la société grecque.

Pendant plusieurs années et jusqu’avant-hier, les poignardeurs racistes aux crânes rasés et aux tatouages hitlériens, jouissaient d’un soutien inouï. Les infos de 20 heures les présentaient comme « des citoyens indignés faisant eux-mêmes justice».

Des quotidiens de grande circulation leur faisaient des portraits élogieux, de scouts bienveillants qui aident les grand-mères à traverser la rue. Des entrepreneurs les soutenaient financière- ment. Des évêques d’extrême droite les bénissaient. L’état les laissait installer tranquillement leurs réseaux dans l’armée et dans la police.

Mais pourquoi tout cela c’est-il passé ?

Pour une et unique raison : Pour porter par tous les moyens des coups aux résistances sociales et au mouvement populaire, pour affronter la montée de la Gauche, qui est le véritable danger pour le gouvernement et pour les Memoranda. Ainsi, les partis politiques du Mémorandum avec la fameuse « théorie des deux extrêmes », et avec l’équation « indignés et fascistes ce sont les mêmes » ont accoutumé l’opinion publique aux criminels organisés néonazis. En même temps ils se sont transformés en suiveurs d’Aube Dorée, pour amadouer ces électeurs : Suite aux exigences d’Aube Dorée, ils ont fermé des sites web, interdit des représentations de théâtre, gelé la loi sur la nationalité, bloqué la mise à jour de la législation contre le racisme. L’activisme criminel systématique d’Aube Dorée à l’encontre des immigrés, des syndicalistes et des militants de gauche sepoursuivait sans encombre, la police arrivant toujours en retard et, dans plusieurs cas, interpellant les victimes. Des cadres au sommet du gouvernement ont voté plusieurs fois contre la levée de l’immunité des députés d’Aube Dorée, envoyant le message à sa base électorale. Quelques heures seulement avant le crime à Nikaia, des cadres de la Nouvelle Démocratie, et des journalistes commentateurs des chaines télévisées, proposaient l’ouverture politique à l’égard d’Aube Dorée allant jusqu’à la coopération au gouvernement. De son côté Aube Dorée s’est efforcée de soutenir de manière conséquente au Parlement les intérêts et les privilèges scandaleux des armateurs (et aussi des propriétaires de Clubs Sportifs), en se forgeant le profil d’un parti « responsable ».

Que justice soit rendue enfin…

L’assassinat de Pavlos Fyssas par les poignardeurs d’Aube Dorée n’est pas le premier. Mais c’était celui-là qui a soulevé le tollé d’indignation dans le pays et à l’étranger contre la tolérance du gouvernement des Memoranda à l’égard de la bande nazie. La société exige que justice soit enfin rendue, que l’activisme criminel d’Aube Dorée soit démantelé, que les poches fascistes dans l’armée et la police soient purgées.

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« Bien comprendre le fascisme: il ne mourra pas tant qu’on ne l’a pas broyé »

Toutefois la justice seule ne peut pas barrer la voie au fascisme. Il y a besoin d’un mouvement de masse antifasciste et démocratique. D’une présence massive aux lieux mêmes frappés par la crise et le désespoir, aux quartiers des chômeurs et des désespérés, aux écoles et les hôpitaux, à chaque lieu de travail. De l’organisation de la résistance et de la solidarité. De réunions et d’actions d’information. De la libération des consciences de l’obscurantisme raciste et xénophobe, de la libération de l’humain et de la nature de toutes sortes de chaînes. De la défense inflexible de la démocratie et des droits sociaux.Le fascisme retournera une fois pour toutes à la marge de la société, aux limbes où il appartient, lorsqu’il sera mis fin à la misère des memoranda, lorsque la société grecque retrouvera sa dignité, et renouera avec l’espoir à nouveau. Pour cette raison, le combat pour l’isolement du fascisme et le combat pour la délivrance de la Grèce du Mémorandum n’en font qu’un seul.

La société grecque a le choix entre deux voies :

Travail, Démocratie et Dignité, ou Mémorandum, Misère et Fascisme ?

La réponse sera donnée par le peuple lui-même à travers un mouvement de masse, multiformeet unitaire, mouvement de résistance et de subversion et à travers un gouvernement dont le noyau sera la Gauche et SYRIZA

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