Le collectif Solidarité France-Grèce pour la Santé dénonce

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Le collectif Solidarité France-Grèce pour la Santé dénonce

Ce matin (24/10/2013), suite à une dénonciation anonyme pour détention illicite de stupéfiants, la police est entrée au dispensaire solidaire social d’Hellinikon accompagnée d’agents de l’Organisme National du Médicament (EOF) et d’un juge d’instance. Ils n’ont trouvé aucune trace des substances illicites. Il s’agit bien évidemment d’un coup monté.

Cette action des autorités grecques fait suite à une interview télévisée où un médecin bénévole du dispensaire social solidaire d’Hellinikon a exposé, devant le Ministre de la Santé et sur un plateau télévisé, l’insuffisance actuelle du système de la santé et les très graves conséquences des nouvelles mesures d’austérité à une société déjà épuisée. (voir vidéo)

 

Un peu plus tard dans la même journée une opération similaire, à la suite cette fois d’une dénonciation nominative, s’est déroulée à la Pharmacie centrale des Médecins du Monde à Athènes.  Le contrôle de la police et de l’Organisme National du Médicament n’a rien donné en confirmant ainsi ce qu’on savait déjà à savoir qu’aucun trafic illicite n’y a lieu tandis que toutes les règles déontologiques requises à la prescription des substances psychotropes y sont scrupuleusement respectées. Cette descente de la police au local central des Médecins du Monde a été précédée par une opération semblable qui a eu lieu il y a un mois déjà à une antenne locale de l’ONG.

Ces événements montrent qu’une offensive politique est en cours ; elle  vise aussi bien les dispensaires sociaux que  Médecins du Monde, en frappant d’un soupçon d’anomie leurs activités respectives. Elle s’inscrit à une stratégie plus générale du gouvernement grec, qui consiste à déployer tous les moyens possibles et inimaginables pour stigmatiser les mouvements sociaux en les accusant des activités illicites voire criminelles. Rappelons que les dispensaires sociaux autogérés et Médecins du Monde, chacun dans une démarche différente,  partagent au moins un principe commun à savoir l’obligation inconditionnelle  d’accueil de tous et toutes sans aucune distinction d’origine et de religion.

Le collectif Solidarité France-Grèce pour la Santé dénonce la tentative de stigmatisation et de diffamation des dispensaires solidaires sociaux ainsi que des Médecins du Monde.