Question parlementaire du président de SYRIZA, Alexis TSIPRAS, au Premier Ministre du gouvernement grec.

ÂÏÕËÇ,ÅÐÉÊÁÉÑÅÓ ÅÑÙÔÇÓÅÉÓ (ICON PRESS / ËÉÁÊÏÓ ÃÉÁÍÍÇÓ)

Source : Site web LEFT (LA GAUCHE), site officiel de SYRIZA

http://left.gr/news/erotisi-toy-al-tsipra-pros-ton-prothypoyrgo-gia-ton-eniaio-foro-akiniton-kai-tin-epiheirisi

Sujet : « L’impôt (nouveau – NdT) unique sur l’immobilier. Une opération de vol des revenus et d’expropriation des citoyens »

Les trois dernières années des dizaines de projets de loi sur la fiscalité, plus ou moins importants, ont été déposées au Parlement et votés. L’objectif de tous ces textes était la saignée financière des salariés et des retraités. Le dernier projet de loi apporté à la discussion par le Ministère des Finances, de toute évidence, au-delà du vol de revenu, vise aussi la confiscation de la fortune des citoyens.

La corruption, l’immunité fiscale de la grande richesse et des sociétés extraterritoriales, les transactions intra-compagnie, l’évitement et l’évasion fiscale de l’élite de l’intérieur, n’ont jamais été à l’épicentre de la politique fiscale du gouvernement, étant donné que il n’y a jamais eu de contrôle des listes des évadés fiscaux, ni aucune tentative d’exploiter  un registre des fortunes moderne et à jour, dans une visée de justice fiscale.

La recette familière de la politique inspirée des mémorandums culmine dans les nouveaux projets du Ministère des  Finances. Tout abattement est supprimé (rendant ainsi taxable tout revenu à partir de 1 € – NdT).  La taxe (« kharatch » – NdT) soi-disant « extraordinaire » (payable sur les factures d’électricité – NdT) de DEI (ΔΕΗ) devient pérenne. En même temps des millions de citoyens sont appelés à payer, sans en avoir l’argent pour, à partir du moment où ils possèdent ne serait-ce qu’un seul mètre carré, à partir du moment où ils perçoivent ne serait-ce qu’un seul euro.

Etant donné que le Ministère des Finances a dépassé toute limite d’imagination malsaine en proposant la taxation des parcelles agricoles et terrains en jachère, étant donné qu’il faut qu’enfin s’arrête le pillage de la classe moyenne et du monde du travail,

Nous posons les questions à Monsieur le Premier Ministre :

1.Pourquoi ne s’applique-t-elle pas enfin l’injonction constitutionnelle selon laquelle les charges fiscales doivent correspondre à la capacité de chacun de pouvoir les payer ?

2.Jusque quand se poursuivra l’octroi d’allégements fiscaux scandaleux à la grande richesse au détriment des salariés et des retraités, jusque quand la tolérance face aux activités illégales, telles la contrebande et l’usage de factures factices ou falsifiées, la non institution ni exploitation d’un registre des fortunes, moderne et à jour, dans la visée de justice fiscale ?

Traduction : E.Kosadinos