« Le devenir grec de l’Europe libérale » Débat à l’issue de la représentation de Late night

« Late night »

au Nouveau théâtre de Montreuil

Des artistes grecs prennent la parole et s’abîment dans la danse. Ils disent le désarroi immense face à un monde qui tombe en ruine, mais aussi le désir de vivre, plus fort que tout.
Une allégorie du temps présent, celui qui voit un pays entier démantelé par le libéralisme, une société sacrifiée sur l’autel du profit.

À l’issue de la représentation de Late night :
Débat-polémique en partenariat avec ATTAC93sud et Politis
« Le devenir grec de l’Europe libérale » le 19 décembre
animé par Denis Sieffert, journaliste, directeur de l’hebdomadaire Politis

En présence de :

  • Thomas Coutrot, économiste, porte parole d’ATTAC France,
  • Stathis Kouvelakis, professeur de philosophie politique au King’s college de Londres,
  • Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque aληthεια

Tarif préférentiel de 8€ au lieu de 22€ (code « ATTAC » ou « Démosphère »), dans la limite des places disponibles

Réservation au 01 48 70 48 90
http://www.nouveau-theatre-montreui…

En partenariat avec ATTAC 93 Sud et Politis

Lien : http://www.demosphere.eu/rv/29641
Source : message reçu le 29 novembre 16h
Source : http://www.attac93sud.fr/spip.php?article1275


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Late Night

Blitz Theatre Group – Grèce

Quand les choses en lesquelles on croyait se sont effondrées, que reste-t-il à faire ? Danser sur les ruines jusqu’à en perdre haleine. Un spectacle mélancolique où s’exprime l’urgence de vivre.

La guerre ravage l’Europe. Des sentiments, il ne reste que des cendres. Il n’y a plus d’espoir ni dans la révolution ni dans l’amour, et les lendemains disparaissent sous des nuages sombres. Tout cela on le comprend peu à peu lorsque les trois femmes et les trois hommes présents sur scène livrent souvenirs et confessions, par bribes, comme des flash-back lancinants. Dans cette salle de bal encombrée de décombres, ils parlent et ils dansent. Ils valsent sur des symphonies aux accents nostalgiques, sur de vieux airs de jazz et des ritournelles obsédantes. Mus par l’énergie du désespoir, ils dansent, comme si c’était l’unique chose dont ils étaient capables. La danse devient un geste de résistance, dérisoire et obstiné. Ce ballet tragique est aussi traversé par la légèreté et la drôlerie.
Habitués à pousser le théâtre dans ses retranchements, Christos Passalis, Angeliki Papoulia et Giorgos Valaïs signent avec Late Night (en français : « Veillée » ou « Nocturne ») une oeuvre poétique, et peut‑etre leur spectacle le plus intime. Ces artistes ont le désir brûlant de dire le monde qui les entoure, la réalité sociale qui est la leur en Grèce où ils vivent. Cette société asphyxiée par le chômage, la précarité, la peur n’est pas loin d’être la nôtre. On peut ainsi voir Late Night comme une méditation sensible sur les effets du capitalisme sur nos vies : démolition des repères, sentiment d’impuissance face au désastre et épuisement de l’espoir.
Pour le Blitz Theatre Group, l’une des fonctions du théâtre est de soulever de nouvelles questions, de celles qui appellent des réponses pressantes. « Quand tout est perdu que faisons-nous pour nous sentir encore vivants ? » : c’est un peu la question que pose Late Night.

Spectacle en grec surtitré en français