A. Tsipras et les députés de SYRIZA quittent le parlement et rejoignent le peuple : »Nous ne légitimons pas ce coup d’état institutionnel »

67.951 mots pour achever l’avenir grec et les deux motions de censure de SYRIZA

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Trois articles de 217 pages, 67.951 mots,  dessinant le triste avenir grec préparé par MM. Samaras et M. Venizelos ont été présentés aux parlementaires grecs le 29 Mars pour être votés le lendemain . Car il est pressé ce gouvernement! La dévaluation interne se transforme tous les jours en sacrifice humain. Des salaires de 586 et des retraites de 360 euros, tandis que le chômage sera recyclé en sous-emploi et l’inverse. La dégradation des relations de travail et la récession persistante conduisent à la dissolution de l’état social.

Au nom de la «facilitation de la concurrence» ils achèvent les moyens et petits entrepreneurs. Avec leur nouvelle réglementation sur la vente du lait frais ils sacrifient les derniers agriculteurs pour mieux servir les monopoles étrangers.

Le coup de grâce à la société et à l’économie grecque s’opère avec la réforme concernant les banques. Certaines seront offertes à des banquiers en faillite, d’autres comme proie aux funds spéculatifs. Et pourtant, pour ces banques le peuple grec a déjà payé 200 milliards d’euros.

Et pour que la fête soit menée à bien, le patrimoine public est bradé.

Cette loi est un «crime contre notre peuple et notre pays » a déclaré le Président de SYRIZA, Alexis Tsipras appelant à voter une motion de censure contre le ministre de Finances Yannis Stournaras.

Le gouvernement embarrassé, après avoir accepté sa recevabilité, il est revenu en arrière en la jugeant «anticonstitutionnelle». L’argument de l’ anticonstitutionnalité évoqué par  M. Venizelos   repose sur une lecture partiale de la constitution. En le faisant sien, le Président de l’Assemblée issu de la coalition gouvernementale, M. Meïmarakis, a évité l’avis de la Commission de lecture du Parlement évoquant ses consultations personnelles auprès des constitutionnalistes non nommés tout en méprisant les consultations nominatives déposées en annexe avec la motion de censure par le Président de SYRIZA.

En dénonçant le comportement partisan du Président du Parlement, A. Tsipras a déposé une autre motion de censure contre lui en qualifiant de « coup d’état parlementaire cet écart constitutionnel visant le non examen par le Parlement du triple crime du projet de loi», en ajoutant:

«Nous ne reconnaissons pas et nous ne légitimons pas cet écart. Nous ne reconnaissons pas votre décision de laisser à l’appréciation de l’Assemblée la motion de censure. Nous ne légitimons pas un comportement qui s’inscrit en dehors du cadre démocratique et de la logique élémentaire et nous nous retirons».

Quelques heures plus tard,après l’adoption du texte dans la nuit de dimanche 30 à lundi 31 mars et alors que de milliers de personnes manifestaient à l’extérieur le Premier ministre Antonis Samaras a déclaré: «Nous avons fait un énorme pas en avant pour la Grèce de demain»,

Cependant, les motions de censure contre le Ministre des Finances et  contre le Président du Parlement déposées par Alexis Tsipras est un message adressé et au gouvernement et au peuple grec que le parti de SYRIZA utilisera tous les moyens d’opposition aux projets de la coalition gouvernementale qui redoute entre autres tout vote parlementaire non programmé.

 

Sources: avgi.gr, left.gr

traduction: Vassiliki Papadaki