Grèce :Un gouvernement qui met en danger la democratie doit partir!

Un gouvernement qui met en danger les institutions démocratiques du pays n’est plus apte à gérer ses affaires.*

 

 

«Un gouvernement qui met en danger les institutions démocratiques du pays n’est plus apte à gérer ses affaires», remarque le Président de SYRIZA, Alexis Tsipras, qui a demandé dans une lettre adressée au Président du Parlement grec, E. Meïmerakis, que se tienne dans les plus brefs délais un débat public, suite à la diffusion d’une vidéo qui prouve les liens troubles qu’entretient le gouvernement en place avec le parti néonazi Aube dorée.

Pour justifier cette demande, le Président de SYRIZA note: «Les relations étroites et secrètes qu’on a découvertes entre le Secrétaire Général du gouvernement, M. Baltakos, et l’organisation criminelle d’Aube dorée sont d’une extrême gravité pour les institutions démocratiques et l’ordre interne du pays. En outre, les aveux de M. Baltakos concernant l’instrumentalisation de la justice par le gouvernement sont très révélateurs de son non respect de ce principe fondamental qu’est la séparation des pouvoirs».

 

Après ces révélations, «le Premier Ministre ne peut plus continuer à se cacher. La déontologie la plus élémentaire lui impose d’écarter non seulement M. Baltakos, mais aussi les Ministres de la Justice et de l’Ordre Public».

Cependant, le Premier Ministre n ‘a pas réagi conformément aux exigences de sa fonction. Il n’a pas même écarté officiellement M. Baltakos, et s’est contenté d’accepter passivement sa démission.

Une telle attitude ne s’explique que par un sentiment de culpabilité. Il est manifeste que la position officielle adoptée par le gouvernement depuis ces révélations, – à savoir que M. Samaras ignorait les agissements de M.Baltakos – n’est guère convaincante» remarque A. Tsipras en exprimant la consternation et les inquiétudes de la majorité du peuple grec.

 

En mettant en relief les dangers inhérents au fonctionnement de la démocratie grecque, A. Tsipras a ajouté: «L’affinité idéologique entre certains milieux gouvernementaux et l’extrême droite constitue un grand danger pour la démocratie. Le gouvernement de A. Samaras s’avère dangereux et il n’est plus apte à continuer à gérer les affaires de notre pays».

 

Le Président de SYRIZA avait déjà demandé une réunion extraordinaire du Parlement grec suite à l’assassinat du chanteur P. Fyssas, en septembre 2013, pour discuter publiquement de toutes les questions et des dangers que provoquent la violence et l’impunité des membres de l’ Aube dorée.

Ce débat n’a jamais eu lieu et A. Tsipras réitère sa demande afin que le Parlement et le peuple grec entendent « tout d’abord les explications du Premier Ministre, mais aussi celles du Président de PASOK, E. Venizelos, qui, tout en connaissant les affinités électives du gouvernement avec les organisations para-étatiques d’extrême droite, continue à le soutenir».

 

Papadimitriou Nikos

Source: avgi.gr

 

Traduction: Vassiliki Papadaki

*Titre original de l’ article