VEULENT-ILS TUER JAURÈS UNE SECONDE FOIS?

Veulent-ils tuer Jaurès une seconde fois?

Par Gabriel Amard 

Tête de liste Front de Gauche aux élections européennes dans la circonscription Est
Secrétaire national du Parti de Gauche

PLACE AU PEUPLE 25 AVRIL 2014 
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800px-Jaures_Stuttgart_1907François Hollande en pèlerinage sur les terres socialistes, on croit rêver ? Et bien non, même cela il l’aura fait. Non content de s’en prendre au système social français, à la solidarité du territoire, aux collectivités locales, aux services publiques et aux fonctionnaires, il s’en prend à Jaurès. Comment peut on rendre hommage à Jaurès lorsque l’on est responsable de l’appauvrissement d’une parti toujours plus grande de la population. Aujourd’hui il y aurait près de 9 millions de pauvres dans notre pays. Et pendant ce temps là les solfériniens osent, sans sourciller, prendre possession des symboles de Gauche. Pourtant, les caciques du parti dit socialiste n’en ont plus rien à faire de la justice sociale, du partage des richesses, de la France ouvrière et agricole. Ils ne voient que par le marché, la compétitivité et la rentabilité. Veulent ils tuer Jaurès une seconde fois ?

Déjà la campagne du Parti Socialiste Européen aurait du nous mettre la puce à l’oreille sur l’audace de ces gens là. « ça ressemble à de l’austérité, cela a le gout de l’austérité, c’est injuste et destructeur comme l’austérité, mais ce n’est pas de l’austérité ». Voilà comment l’on pourrait résumer la communication agressive de la bande à Martin Schultz qui d’un côté fait campagne en Europe pour une Europe soit disant Sociale et de l’autre continue à co-gérer son pays l’Allemagne avec Angela Merkel.

Ici, comme ailleurs, les sociaux libéraux jouent donc de duplicité. En s’appropriant les symboles et le lexique de gauche ils occupent un espace qui n’est plus le leur. Par cette manipulation, ils cherchent à saper tous discours alternatifs. Ils freinent l’expression de ceux qui refusent le productivisme à tout crains, la domination des marchés financiers, l’Euro-Merkel, l’Europe libérale, la domination des lobbys,…

Pour faire échouer la co-gestion de l’Europe entre libéraux et socio-libéraux, pour mettre fin à la politique de droite du gouvernement de Manuel Valls, le 25 mai, il n’y aura qu’un seul bulletin, celui du Front de Gauche