Sondage en Grèce :Le peuple exige des négociations pour l’effacement de la dette ,par Nikos Filis

 

Le sondage réalisé par la GPO, qui a été diffusé dans l’émission de Pretenderi, confirme la montée du courant populaire de changement démocratique, avec SYRIZA comme moteur, et contredit les considérations politiques hâtives selon lesquelles SYRIZA a plafonné avec ses résultats aux élections européennes.

Cette fois, la porte-parole du gouvernement n’a pas fait référence à l’Association des instituts de sondage pour vérifier celui de la GPO, car une grande avance de SYRIZA y est notée, ce qui marque un revirement politique. Le gouvernement était occupé à ordonner une enquête judiciaire au sujet des projets pour « acheter » des députés pour l’élection présidentielle.

Le sondage de la GPO montre un changement non seulement quantitatif mais aussi qualitatif. Malgré les salves de déclarations menaçantes (la plus détestable étant celle de Samaras et de Georgiadis à propos des dépôts bancaires, reprise hier par S. Voultepsi), la majorité des gens est d’accord avec l’une des suggestions principales pour un gouvernement alternatif de SYRIZA, pour qui s’impose l’annulation de la dette comme condition pour sortir le pays de la crise. Pour la première fois dans un sondage, 54,5% des personnes sont d’accord avec cette proposition.

Et le plus intéressant, 4 électeurs sur 10 de la Nouvelle Démocratie, 3 sur 10 du PASOK et de Potami (la Rivière), 1 sur 2 du KKE (PC grec), 2 sur 3 d’Aube dorée et 8 sur 10 électeurs des Grecs Indépendants applaudissent cette politique de SYRIZA, à propos de laquelle des tonnes d’encre toxique ont été écrites et des rivières de larmes de crocodile ont été versées sur la soi-disant expulsion imminente du pays hors du Paradis de la zone euro, avec Merkel dans le rôle de l’archange vengeur. (Monsieur le Premier ministre, ne nous blâmez pas pour outrage, les anges n’ont pas le sexe, nous avons donc le droit d’utiliser des métaphores bibliques!)

Ce changement dans l’opinion publique en faveur de la négociation pour l’effacement de la dette a donc comme suite logique une autre conclusion de l’enquête. Pour la première fois, un citoyen sur deux pense qu’une négociation par le nouveau gouvernement est nécessaire après les élections. Les gens voient la négociation comme une bataille, et non comme des examens scolaires. Pour cela ils soutiennent donc cette évidence: la nécessité d’un nouveau gouvernement avec un mandat populaire fort  et neuf.

Le sondage réalisé par la GPO, qui a été diffusé dans l’émission de Pretenderi, confirme la montée du courant populaire de changement démocratique, avec SYRIZA comme moteur, et contredit les considérations politiques hâtives selon lesquelles SYRIZA a plafonné avec ses résultats aux élections européennes. Ce mouvement est tellement fort, que 38,7% des citoyens demandent une autonomie gouvernementale. Évidemment, dans les gouvernements de coalition ce sont principalement les électeurs des autres partis qui réclament d’une manière ou d’une autre, une participation au gouvernement. Au contraire, les électeurs de SYRIZA, en position de force, exigent «l’autonomie gouvernementale» comme déclaration d’une attitude décidée en face du jeu établi du Mémorandum. Bien sûr, la possibilité de mettre en place l’autonomie de gouvernement de SYRIZA n’exclut pas la coopération avec d’autres formations. Mais cela conforte la demande populaire, pour que les négociations soient fondées sur programme de SYRIZA qui aura été voté.

Bien sûr, les sondages donnent une image du moment présent, et ne remplacent pas les élections. Mais, tandis que tant de sondages montrent si clairement le changement démocratique, il est clair que la politique de Samaras et de Venizelos pour des élections en 2016, est non seulement de l’ordre de la fiction, mais produit dès aujourd’hui des résultats qui conduisent à l’instabilité politique. Le pays semble dirigé depuis quatre mois sur le mode du pilote automatique de l’échec, pour l’élection du Président de la République et le recours inévitable à des élections.

Et ceux qui veulent retarder les choses s’enfoncent encore plus dans le discrédit populaire. Le programme de SYRIZA gagne l’espace public.

Traduction : Anguéliki Garidis