Rencontre d’ A. Tsipras avec les dirigeants de la Gauche unie d’Espagne

Les déclarations du président de SYRIZA Alexis Tsipras après la rencontre avec le dirigeant de la Gauche unie d’Espagne, Cayo Lara, et le Secrétaire général du Parti communiste espagnol et Président du groupe parlementaire de la Gauche Unie, Jose Luis Centella 

14/11/2014

C’est un grand plaisir pour moi  d’être pour une autre fois à Madrid, entre amis et camarades. Avec Cayo, Jose Luis, et Alverto, il y a des idées communes, des angoisses communes, des luttes communes et des visions communes qui nous unissent. SYRIZA et la Gauche Unie sont deux partis qui marchent parallèlement, toutes ces années.  Dans le cadre du PGE (Parti de la gauche européenne), nous avons combattu ensemble pour les élections européennes, et nous combattons ensemble en Grèce, en Espagne et dans toute l’Europe, pour lutter contre les politiques néolibérales de l’injustice sociale et de l’austérité qui créent la pauvreté et le chômage.

Cela me fait plaisir de voir et de me rendre compte qu’en Europe du Sud, les corrélations sociales et politiques ont déjà commencé à changer. Les forces politiques qui ont inspiré, qui ont mis en œuvre et qui ont appliqué les programmes d’austérité dure,  inextricable et autodestructrice, commencent progressivement à devenir une histoire du passé. Parce que la politique d’austérité ne pourrait plus être tolérée par les gens des pays dans lesquels elle a créé une armée de chômeurs désespérés et pauvres. Mais maintenant, elle est en train de créer une armée de citoyens déterminés à prendre en main leur destin. Et je suis sûr que la stratégie de l’austérité en Europe finira par le changement politique et social en Grèce, en Espagne, dans les autres pays de la région européenne, en Irlande, et plus tard dans les pays du centre européen. Parce que cette stratégie est sans issue et socialement injuste, elle est une stratégie qui divise l’Europe, éloigne les gens, tandis que nous voudrions réunifier l’Europe.

Permettez-moi de vous transmettre maintenant une mauvaise et une bonne nouvelle concernant la Grèce. La mauvaise nouvelle c’est qu’en Grèce, deux partis minoritaires continuent encore de gouverner, sans aucune tolérance du peuple grec, en voulant continuer de mettre en œuvre des politiques de mémorandum. Et je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer, mais ces deux partis, malgré le fait qu’ils aient  créé dans ces quatre dernières années 1,5 millions de chômeurs et 3 millions de pauvres, aujourd’hui ils se réjouissent pour avoir apporté -soit disant- la croissance, alors que la société souffre.

Mais la bonne nouvelle est que très bientôt en Grèce il y aura un changement politique et en 2015 l’austérité en Europe s’arrêtera par la Grèce et par un gouvernement de gauche, radical, progressiste, le gouvernement de SYRIZA.

Je dis cela avec la certitude, parce que maintenant le gouvernement de M. Samaras a perdu tout son prestige et sa crédibilité auprès du peuple grec. Un gouvernement qui ne peut pas gérer avec la troïka les lois qu’il a lui-même voté, et qu’il les change dans quelques jours, un gouvernement qu’il a pris seulement 147 votes au parlement, ne peut pas donner aucune confiance au peuple grec qu’il pourrait négocier avec troïka le sujet important et crucial de la dette grecque. Nous connaissons que le sujet de la dette n’est pas une affaire grecque, mais européenne et il concerne tous les peuples de l’Europe. Pour cette raison nous créons des alliances  avec des forces politiques et sociales en Europe entière, et en particulier, dans les régions et dans le sud, afin de revendiquer une solution juste et viable à travers la dépréciation radicale de la dette, et, bien sûr, à travers la revendication des fonds européens de développement, afin qu’une cohésion sociale et une croissance équilibrée reviennent en Europe.

Source syriza.gr

Traduction : Athina Vlachaki

58919_1