Alexis Tsipras au congrès fondateur du Podemos: «La Grèce au seuil d’un changement historique »

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D’après l’évaluation réalisée que nous sommes «sur le seuil d’un changement historique en Grèce », le président de SYRIZA, Alexis Tsipras, a demandé la tenue d’élections et un mandat fort de négociation du peuple grec, s’exprimant samedi dernier au congrès fondateur du Podemos (« Nous pouvons ») en Espagne, en soulignant que SYRIZA « n’acceptera aucun accord sans que le peuple grec soit tenu au courant et surtout aucun accord qui ne comprenne pas la question de la dette publique».

Pour cette raison, a poursuivi M. Tsipras, « nous n’acceptons pas et nous n’engageons pas dans les préalables de coupes budgétaires et d’austérité qui réalimentent le surendettement, nous n’acceptons pas et nous n’ engageons pas dans l’aberration de nouveaux impôts qui de toute façon ne peuvent pas être perçus, nous n’acceptons pas et nous n’engageons pas dans l’aberration des nouvelles réductions des salaires et des pensions retraites, à partir du 1er janvier 2015 qui retourneront l’économie à la récession ».
La position de SYRIZA en tête des sondages et la hausse continue du Podemos en Espagne ont incité M. Tsipras à souligner que « il est désormais clair qu’ensemble nous pouvons (Podemos) réaliser bientôt – et nous le ferons – ce qui jusqu’hier était infaisable, à savoir changer le cours de l’Europe, arrêter l’austérité catastrophique, ramener sur le devant de la scène la démocratie et la justice sociale ».
Chaque jour qui passe, a dit M. Tsipras, le mouvement populaire dans nos pays, en Grèce avec SYRIZA à l’avant et en Espagne avec Podemos, devient la crainte rivale de l’hégémonie néolibérale de coupe allemande en Europe. Maintenant, il a poursuivi, le temps compte à rebours et la peur est passée vers l’autre côté.

SYRIZA, a dit M. Tsipras, se trouve « à un pas avant de la responsabilité historique de la gouvernance avec le peuple, pour le peuple, et demain ce sera votre tour ». Il a estimé par ailleurs qu’au cours des prochaines années le Sud et la périphérie européenne réécriront l’histoire de l’Europe.

Ensemble, a déclaré le président de SYRIZA, nous allons changer l’agenda politique. Nous allons promouvoir les trois conditions. Le triptyque pour que l’Europe puisse enfin respirer l’air du développement:

  • Avec la cessation immédiate de l’austérité.
  • Avec une « Conférence européenne pour la dette » pour la restructuration organisée des dettes dans la zone euro. L’Allemagne n’a ni le droit moral, ni historique de refuser aujourd’hui en Europe ce que l’Europe avec générosité et perspicacité a offert en 1953.
  • Avec un « New Deal européen» d’investissements publics, avec un financement européen indépendant et fort.
    « Nous demandons des élections, a conclu M. Tsipras, car nous voulons un fort mandat de négociation du peuple grec. Car aujourd’hui le gouvernement non fiable et discrédité de M. Samaras, au lieu de négocier il se soumet aux conditions de la troïka, afin de la convaincre d’émettre le billet Bruxelles-Athènes. Il se rend sans se battre pour que la troïka vienne à Athènes, en changeant des lois qu’il avait voté lui-même il y a quelques jours ».

Traduction : Athina Vlachaki