La commission des droits de SYRIZA demande la fermeture immédiate du «camp moderne de Dachau» en Amygdaleza

Suite à la mort du Muhammad Ashfaq de 24 ans, qui est le quatrième immigrant qui perd sa vie dans le camp d’Amygdaleza, la commission des droits de SYRIZA, demande la fermeture de tous les centres de détention et la libération de tous qui sont détenus illégalement plus de 18 mois.

D’après le communiqué de la commission de droits  de SYRIZA, ce centre de détention en Amygdaleza est caractérisé comme un « Dachau modern » où « les gens s’empilent dans des conditions inhumaines et dégradantes », tout en soulignant que l’avis du Conseil juridique de l’Etat, adopté par le gouvernement, qui prévoit une période de détention plus de 18 mois pour les immigrants, est inconstitutionnel.

De plus, il ajoute que, malgré les réactions nationales et internationales sur le sujet du camp d’Amygdaleza « le gouvernement de M.Samaras, non seulement ne le ferme pas, mais n’a même pas l’intention d’améliorer les conditions existantes et inhumaines ».

Le communiqué est en détail le suivant :

C’est ne pas seulement le fait que dans le moderne Dachau en Amygdaleza les gens s’empilent dans des conditions inhumaines et dégradantes. C’est ne pas seulement le fait que les immigrants et les réfugiés, y compris les mineurs, sont détenus sans avoir commis aucun crime, même plus de 18 mois, comme le stipule l’avis inconstitutionnel du Conseil juridique de l’Etat, adopté par le gouvernement. C’est ne pas seulement le fait que ces gens sont confrontés à la violence quotidienne et à l’indifférence. Conjointement avec tous ceux-ci, est le fait qu’ils MEURENT, sans que leur mort fasse la Une des journaux – et sans qu’on intervienne afin d’explorer ce qui se passe dans cet enfer.

Muhammad Ashfaq de 24 ans en provenance du Pakistan, souffrait d’une maladie cardiaque chronique. Cependant il n’avait pas reçu aucune aide médicale nécessaire, seulement quand il a finalement effondré. Le résultat a été qu’il a perdu sa vie.

A partir du 17 novembre 2014, les détenus en Amygdaleza ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions dégradantes qui conduisent à la mort leurs codétenus. Dans le même temps, il y a entre eux plusieurs, qui, en août 2013, ont réagi contre leur détention illégale et dégradante, et qui sont actuellement jugés pour des crimes graves. S’il ne s’agissait pas d’un crime en série, qu’on ne peut plus ignorer, il serait simplement la définition de la chicanerie juridique.

Bien qu’il n’y ait aucune organisation européenne, une ONG grecque ou une organisation des droits de l’homme qui n’a pas dénoncé les turpitudes commises en Amygdaleza, le gouvernement de M. Samaras, non seulement ne ferme pas ce camp, mais n’a même pas l’intention d’améliorer les conditions existantes et inhumaines. Pour les prédicateurs de la loi et d’ordre, ce lieu de perdition est un laboratoire moderne de biopolitique et d’extermination des groupes socialement plus vulnérables, comme les réfugiés et les immigrants. Pourtant, aucun procureur n’intervient pour rétablir la légitimité. Ainsi, à quelques kilomètres du centre d’Athènes, les gens expulsés de leur pays donnent un combat pour la dignité et la survie.

La commission des droits de SYRIZA est à leur côté. Nous demandons la fermeture d’Amygdaleza, ainsi que tous les camps de détention, l’ouverture de centres d’hébergement ouverts et la libération immédiate des détenus plus de 18 mois.

Source: avgi.gr

 

Traduction du grec : Athina Vlachaki