En attendant la mort . Par Spyros Rapanakis

Les photos sont pris pendant son arrestation "musclée" en 01/02/13

Les photos sont pris pendant son arrestation « musclée » en 01/02/13

 

Cette note est écrite peu de temps après l’appel urgent pour soutenir Nikos Romanos. Peu de temps après que les médecins qui le surveillent, nous ont informés que sa santé se détériore rapidement. Nous vivons un des moments des plus horribles de ces dernières années. Nous suivons en direct le compte à rebours d’une mort préalablement annoncée.

Soyons clairs. Ce gouvernement s’apprête à écrire une autre page noire, à réaliser ce que même la dictature n’avait pas pu faire, à laisser un gréviste de la faim à mourir. Seulement parce qu’il a demandé la possibilité d’étudier. Seulement? Probablement pas.

En achevant l’extermination qui a commencé en 2008, à la région d’ Exarchia (dans le centre d’Athènes). C’était un autre gouvernement à droite, ce de la Nouvelle Démocratie (ND) aussi, qui a d’abord tué son âme infantile, en assassinant devant lui son ami d’enfance, il y a six ans (six décembres avant). Alexis Grigoropoulos est mort dans ses bras , sous les balles d’un assassin – agent de la police-, nommé Korkoneas. Il aurait pu être lui, Romanos, la victime. Mais  le destin en a décidé autrement. En 2012 à Velventos, il s’est arrêté (pour avoir braqué une banque)  , torturé, mis au pilori. Accusé d’être un terroriste, sans preuves suffisantes. Toutes les accusations portées contre lui ont été enfin réfutées. Dans la prison il ne renonce jamais. Il lutte, il combat et il parvient à réussir aux examens nationaux d’enseignement supérieur. Quelle ironie: le ministre de la justice veut le récompenser. Quelques mois plus tard, on lui interdit des congés sabbatiques.

Novembre 2014. 20 jours de grève de la faim. La justice décide une alimentation forcée (une torture d’après le droit occidental), au lieu de réaliser sa demande légitime et évidente. Nikos Romanos en refuse. C’est clair. Ce gouvernement est prêt d’avoir du sang sur les mains. À partir de maintenant, pour tout ce que pourrait arriver à Nikos Romanos, les seuls responsables seraient le Premier ministre, le ministre de la Justice et le président de la République.

Je ne suis pas d’accord que le cambriolage d’une banque soit une pratique politique. Je ne suis pas d’accord avec l’anarchie. D’un point de vue idéologique et politique, j’ai des opinions complètement différentes. Cependant, tout ce qui se passe ici, dépasse tout ce qu’on peut imaginer.

Le gouvernement s’efforce par tous les moyens de créer une scène d’explosion. De tirer les extrémités en utilisant la stratégie de la tension. Il fera tout ce qu’il peut, afin de se maintenir au pouvoir un peu plus longtemps, et il n’hésitera pas devant une  situation d’urgence. Nous n’avons aucune illusion à ce sujet.

Soyons solidaires, à côté de Nikos Romanos. Il nous a rappelés la signification de la dignité et de la lutte pour la vie. Chaque heure est critique. Chaque moment qu’aucune décision pour lui rendre justice ne soit prise, on le conduit à la mort.

En dernier lieu: Nous serons les prochaines, nous devons en prendre conscience. Nous serons les prochaines, sauf si nous dégageons , une fois pour toutes, ce gouvernement barbare et inhumain. Nous n’avons pas d’autre choix.

Source : avgi.gr

Traduction du grec : Athina Vlachaki

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