A.Tsipras:«On ne peut pas mettre en péril une vie humaine au nom des considérations politiques.» #NRomanos

Nikos Romanos a entamé son 25e jour de grève de la faim, à l’hôpital Genimmata, pour revendiquer le respect de ses droits garantis par la Constitution, et en particulier le droit naturel de tous les citoyens à l’éducation et à l’instruction.

L’ensemble du monde démocratique, des personnalités et des institutions soutiennent sa demande.La grève de la faim de Nikos Romanos ne concerne pas seulement lui et ses proches, mais l’ensemble de la société, dans une période où la démocratie et les libertés fondamentales garanties par la Constitution sont systématiquement outragées.

L’affaire de Nikos Romanos révèle aussi l’ampleur du problème principal qui est celui des conditions générales de détention et des droits des prisonniers, vivant dans des conditions qui avilissent leur dignité, et leur condition humaine.                                               Pourtant, le plus grand mérite dont se targue la démocratie est le respect accordé à la dignité et aux droits des individus,ιndépendamment de toute considération politique ou autre. La question qui se pose est donc celle du respect des principes inaliénables et fondamentaux des régimes démocratiques contemporains, principes qui doivent déterminer l’action de tout état qui respecte la démocratie.

Un système pénitentiaire moderne et démocratique ne peut pas avoir pour but de venger et de faire preuve de poigne face aux prisonniers, mais doit se placer pour objectif leur réinsertion sociale, qui implique inéluctablement le respect du droit à l’éducation. En outre, et ceci doit être clair pour les ministres concernés, dans un état de droit, on ne peut pas mettre en péril une vie humaine au nom des considérations politiques.

Le gouvernement doit intervenir immédiatement, et non pas contribuer au contraire à attiser une situation prête à s’embraser en cultivant un climat d’instabilité et d’insécurité.

traduction: Vassiliki Papadaki