Extraits d’une interview d’ A.Tsipras accordée à Reuters

Le président de SYRIZA Alexis Tsipras dans une interview à l’agence Reuters a indiqué : « il n’est pas dans nos intentions de procéder à des actes unilatéraux, sauf s’ils nous y contraignent, bien que je n’y croie pas »

«Négociation» signifie que nous voulons une solution concertée, a-t-il dit Alexis Tsipras à l’agence Reuters, en ajoutant qu’il s’attend au départ à une attitude « dure » de la part des partenaires.

« Concernant la dette et le contrat de prêt que nous renégocierons, il n’est pas dans nos intentions de procéder à des actes unilatéraux, sauf s’ils nous y contraignent, bien que je croie que personne ne nous contraindra à des actes unilatéraux parce que personne ne profitera d’un tel développement au cœur de l’Europe», a expliqué M. Tsipras.

Voici quelques points soulevés par l’interview de M. Tsipras à Reuters:

En ce qui concerne une coopération avec la Nouvelle Démocratie et PASOK, avant les élections:

« Notre position est que nous ne pouvons pas attendre, non parce que nous nous dépêchons d’arriver au pouvoir, mais parce que chaque jour qui passe, les plaies du mémorandum s’approfondissent de plus en plus ».

En ce qui concerne la dette:  

« Le FMI détient une partie de la dette, qui doit-elle être remboursée. La dette détenue par la BCE – et je crois que M. Draghi a des oreilles attentives – pourrait s’allonger.

Concernant la dette institutionnelle à l’ESM et aux pays de la zone euro, une dette qui est d’environ 200 milliards d’euros, on doit trouver une solution pour qu’elle soit restructurée.  Cela signifie qu’il faudra soit effectuer un «haircut» soit effacer une grande partie de la dette, comme cela a été réalisé en Allemagne l’année 1953 dans un moment de solidarité.

Nous sommes prêts pour une négociation efficace et difficile. Par conséquent, nous sommes conscients du fait que les partenaires européens auraient probablement au départ une position ferme, bien que nous ne demandions pas quelque chose d’irréaliste.

Nous mettrons en œuvre notre programme, indépendamment du progrès de la négociation:

L’alarmiste du 2012 et celui d’aujourd’hui que si SYRIZA arrive au pouvoir en Grèce l’Europe se serait détruite, en réalité ils font fonctionner comme une prédiction auto-réalisatrice en créant la panique et la crise sur les marchés.

La délivrance et la victoire de SYRIZA agiront comme une incantation qui permettra de rompre le maléfice et libérer les marchés, créeront un sentiment de sécurité, les marchés réinvestiront en Grèce et l’Europe pourrait rendre comte qu’il y a une voie alternative afin de sortir de la crise. Cette voie passe par la négociation et de la restructuration de la dette, cette voie passe par les politiques de développement et de la cohésion sociale.

Nous allons supprimer l’austérité et le mémorandum à travers le Parlement grec. Nous allons les remplacer par un plan national de développement et de reconstruction, celui que nous avons déjà présenté à Thessalonique, c’est à dire un programme qui est en équilibre budgétaire et qui ne créera pas de nouveaux déficits.

« Négociation » signifie que nous voulons une solution concertée. Concernant la dette et le contrat de prêt que nous renégocierons, il n’est pas dans nos intentions de procéder à des actes unilatéraux, sauf s’ils nous y contraignent, bien que je croie que personne ne nous contraindra à des actes unilatéraux parce que personne ne profitera d’un tel développement au cœur de l’Europe.

La Grèce sous la gouvernance de SYRIZA va quitter le mémorandum, sans nouvelles mesures d’austérité. Cela pour nous est non-négociable.

Nous examinerons le programme à moyen terme des années 2015-2018, avec des objectifs budgétaires mais sans des mesures d’austérité. Et le cœur de notre programme en fait partie de ce plan à moyen terme. Dans ce contexte, la mise en œuvre de ce nouveau programme, sera exclusivement sous la juridiction du gouvernement grec. Notre budget sera  initialement équilibré et les négociations avec les partenaires concerneront la dette, afin que son service soit tombé chaque année de 5% à moins de 2% ».

Traduction du grec : Athina Vlachaki

Source avgi.gr

  • 18.12.2014

Traduction du grec : Athina Vlachaki