Deuxième tour de l’élection présidentielle: deuxième camouflet pour A. Samaras

 

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photo Marios Lolos

Les députés grecs viennent d’infliger un deuxième camouflet au Premier Ministre grec, A. Samaras après celui du premier tour.

La tentative du chantage exercé sur les députés, la création d’un climat de peur, les promesses entre les deux tours de M. Samaras d’élargir le gouvernement et d’organiser des élections législatives avant la fin de 2015, n’ont pas porté les fruits espérés. Les pressions exercés sur les petits partis Dimar et Anel afin d’absorber leurs forces électorales ont été aussi inefficaces.

Le candidat du gouvernement, Stavros Dimas n’a pu obtenir que 8 voix supplémentaires depuis le premier tour et ceci avec la contribution compromettante de deux députés du parti néonazi d’ Aube Dorée, alors que la dénonciation il y a quelques jours par le député Chaïkalis d’une tentative d’achat de son vote et la décision des autorités judiciaires de classer l’affaire ont déjà suscité la suspicion générale envers cette élection.

Le deuxième tour de l’élection présidentielle a été une démonstration supplémentaire de la faillite du gouvernement et de sa politique.

Déçu par les résultats du deuxième tour, A. Samaras a encore eu recours au ton dramatique pour inviter les députés «d’assumer la responsabilité de leur vote au troisième tour quant à ses conséquences sur la stabilité et la normalisation». En parlant de »danger national », il a même ajouté qu’au troisième tour chaque député se trouvera face à face «avec l’angoisse des Grecs et l’intérêt national. »

A l’opposé de toute dramatisation et en rappelant le véritable enjeu de cette élection, le Président de SYRIZA, A. Tsipras a déclaré que: «Ni le Parlement ni le peuple ne donneront carte blanche à A. Samaras pour prolonger les mémorandums et appliquer les nouvelles mesures d’austérité exigées [par la troïka] en réduisant les retraites, en haussant les prix des médicaments, en dévastant la société. Notre pays tournera la page. Démocratiquement, avec un mandat populaire fort pour une vraie négociation et avec optimisme, nous y arriverons!»

sources:avgi.gr , left.gr

V.Papadaki