L’enquête concernant les dénonciations de Pavlos Haikalis mise aux archives avant même qu’elle soit réalisée !!!

source: avgi.gr

23.12.2014

Par Irene Lazaridou

On refuse la levée du secret des communications téléphoniques afin d’être vérifié qui a incité George Apostolopoulos

Une question politique et institutionnelle majeure est soulevée après la décision du Procureur général M. George Panagiotopoulos de mettre fin à l’enquête sur la tentative de corruption du député Pavlos Haikalis, membre du parti des Grecs Indépendants (ANEL), un délit qui porte directement atteinte à la constitution elle-même, voire  en plein milieu de la procédure d’élection du Président de la République. Le procureur n’a pas procédé à la levée du secret des communications téléphoniques, malgré le fait que George Apostolopoulos a admis qu’il a essayé de piéger le député par la corruption, sans que le parquet prenne la peine d’examiner ses motivations réelles. M. George Panagiotopoulos a également constaté que le matériel audiovisuel que le député P. Haikalis a fourni est «obtenu illégalement» et ne pourrait donc être utilisé.

Dans sa conclusion de sept pages, publiée hier soir, le procureur a estimé qu’il n’existe pas de sérieux indices de l’existence de faits susceptibles de constituer des infractions pénales pour déposer une plainte contre  la corruption des députés. « Il n’y avait aucun élément révélé de la forme de criminalité, ni une plainte fondée », a-t-il déclaré de manière caractéristique.

Le secret des communications téléphoniques  n’était pas levé

En ce qui concerne la levée du secret des télécommunications et la transcription de la matière, que les Grecs Indépendants réclamaient avec tant d’insistance, en demandant la deuxième fois l’évaluation de leur demande par le Conseil de la magistrature, George Panagiotopoulos a estimé que le conseil général n’est pas compétent au cours de cette phase. En tout cas, selon le procureur, la demande pour une transcription de la matière doit être rejetée comme non fondée, parce que sa mise en image  a été faite illégalement. Concernant la levée du secret des télécommunications, le procureur a dit qu’il n’est pas nécessaire car il n’y a pas de question  de divulgation de secrets. Enfin, dans les motifs de rejet il a déclaré que dans la demande il n’est pas spécifié pourquoi on réclame la levée du secret …

Les allégations de M. Apostolopoulos étaient acceptées

M. George Panagiotopoulos est apparu adopter intégralement les allégations de G. Apostolopoulos, qui en déposant samedi matin avec le statut du suspect a affirmé qu’il était celui qui a tenté de piéger P. Haikalis, afin de vérifier, comme il a dit, sa «situation politique déplorable», mais il a été devancé par le député des Grecs Indépendants. Selon la conclusion, « la personne qui est venu à la rencontre (Ed: G.Apostolopoulos) a également piégé l’espace en plaçant un appareil d’enregistrement sous la table de la rencontre (lequel a été découvert par Panos Kamenos et Pavlos Haikalis), en plaçant une camera dans le détecteur de feu au plafond du toit, mais aussi en plaçant un couple en position bien choisi pour avoir un contact visuel avec les deux interlocuteurs « .

Le procureur a également exprimé dans sa conclusion des questions procédurales et essentielles sur le fait que après la première rencontre avec G. Apostolopoulos, Panos Kamenos le Président des Grecs Indépendants et son député ne sont pas adressés immédiatement aux autorités, qui possédaient des expertises appropriées et nécessaires pour procéder à l’arrestation  de la personne faisant l’objet de la plainte en flagrant délit.

Il est également surprenant que le procureur est convaincu  que « sans aucun doute jusqu’à 18.15 du 12 décembre tant  la Cour d’appel  d’Athènes tant la police ne connaissaient pas l’identité de la personne qui approcherait et visiterait P. Haikalis  dans son domicile. La sécurité l’a appris de façon informelle à 20.10 du même jour, lorsque P. Haikalis a fourni son témoignage à la police générale d’Athènes. « Pourtant, le matériel audiovisuel montrant la tentative de corruption du députe était dans les mains du procureur général M. Isidoros Dogiakos et G. Panagiotopoulos dès le 6 décembre, mais ils ont refusé de l’utiliser en citant la loi sur les données personnelles!

Selon le procureur G.Panagiotopoulos, «il est extrêmement probable que le fait que M. Apostolopoulos n’est pas venu, n’est pas considéré comme fuite, pour la simple raison que, jusqu’à 18.15 personne ne connaissait l’identité de celui qui viendrait à la rencontre. La non-participation dans la maison est due  clairement dans le fait que G.Apostolopoulos n’a pas assisté à cette rencontre parce qu’il n’a jamais eu l’intention véritable de se présenter et d’offrir de l’argent».

L’adoption complète des allégations de G.Apostolopoulos par le procureur découle aussi de sa constatation que «l’auteur d’un crime grave ne peut pas recruter des témoins qui assisteront aux événements, de les installer dans un endroit où ils voient tout, de placer un dispositif de surveillance ci-dessous la table et installer une caméra pour enregistrer le crime ».

Contrairement, le procureur a considéré intéressant de noter que P. Haikalis s’est présenté au Parquet pour témoigner en étant «anxieux» et a conclu qu’il pourrait avoir peur, car il savait que son interlocuteur va enregistrer leur discussion et pourrait fournir des éléments à son détriment.

Notez que c’est la deuxième fois que le G. Panagiotopoulos a classé son enquête concernant des corruptions des députes. Ce classement fait suite à une enquête d’octobre dernier, après des plaintes sur un journal du dimanche dans une affaire de «tirelire ».

Traduction du grec : Athina Vlachaki