P.Lafazanis* :Ils n’arriveront pas à mettre à genoux ni SYRIZA, ni le pays.

λαφαζανηςD’après le journal gouvernemental Kathimerini (édition électronique du 27 décembre) le Premier Ministre A. Samaras et son partenaire gouvernemental E. Venizelos ont épuisé les moyens possibles afin d’assurer la majorité requise pour l’élection présidentielle les dernières vingt quatre heures, mais «leurs efforts se sont heurtés à un mur de refus opposé aussi bien par les députés indépendants que par ceux des partis DIMAR et ANEL.

Ainsi, la possibilité d’élection d’un nouveau Président par le Parlement grec le lundi 29 décembre paraît de plus en plus éloignée. « Ce parlement n’élira pas de président et nous nous dirigeons vers des élections législatives anticipées» a également déclaré le porte parole parlementaire de SYRIZA, P. Lafazanis, en estimant qu’il est très peu probable que les députés qui ont voté «présents» lors les deux votes précédents changent d’attitude au troisième tour en assumant la responsabilité d’imposition de nouvelles mesures dévastatrices pour le pays.

Interrogé sur la possibilité d’une éventuelle contribution à l’élection présidentielle des députés de l’extrême droite, il a déclaré: «Si on arrive à une élection de Stavros Dimas grâce aux voix de l’Aube dorée, cela signifie que nous entrons officiellement dans une situation d’anomalie institutionnelle. Je ne pense pas donc que le gouvernement envisage de profiter des voix supplémentaires venant du parti de l’extrême droite après la contribution au deuxième tour de ses deux députés qui jouant les Madeleines pénitentes ont levé leur main pour voter Dimas. […] Cela marquerait un déplacement en bloc de l’extrême droite vers le bloc gouvernemental et un pas de plus vers l’anormalité après les déviations institutionnelles auxquelles nous assistons depuis quatre ans.

En commentant la campagne alarmiste dirigée contre Syriza M. Lafazanis a déclaré que
 » la peur et la terreur à l’avènement de la gauche est justifiée car en effet la gauche va défier des groupes d’ intérêts implantés depuis des années et il n’y aura pas qu’un changement de gouvernance mais aussi un changement du pays. Ils n’arriveront pas à mettre à genoux ni SYRIZA, ni le pays. D’ailleurs, nous subissons des attaques des marchés depuis un certain temps et le pays ne peut pas emprunter sur les marchés. Les supposées attaques des marchés constituent donc leur dernière arme d’intimidation».

  • P Lafazanis est député de SYRIZA représentant parlementaire et  membre du Secrétariat politique du parti