Défaire la campagne de terreur dirigée contre les peuples européens par Yiannis Bournous*

MERCREDI, 7 JANVIER, 2015

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Il reste peu de jours de vie à la coalition désastreuse de la droite et de la social-démocratie qui gouverne la Grèce. Le 25 janvier, le peuple grec est appelé à faire un pas historique décisif : mener à bout la « révolution ­démocratique » de juin 2012 et donner à Syriza et ses alliés les moyens ­politiques pour gouverner le pays. Les peuples d’Europe, les forces politiques de la gauche européenne et tous les mouvements démocratiques et progressistes en Europe dirigent leur attention vers la Grèce.
La victoire décisive de Syriza aux élections grecques peut mettre un terme aux politiques des mémorandums et à la stratégie de l’austérité, et déclencher des évolutions progressistes dans l’ensemble de l’Europe. Le 25 janvier, la peur changera enfin de camp : elle sera dans le camp de l’adversaire, des néolibéraux fondamentalistes, qui ont transformé la Grèce et les autres pays dits PIIGS ­(Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) en laboratoires d’une expérimentation absurde et barbare.
Le moment de la défaite est arrivé pour les épigones de Friedman. C’est bien pour cela que les médias internationaux du système dominant se sont adonnés ces derniers jours à une campagne de peur et de mensonge sans précédent à l’encontre de Syriza et de la volonté du peuple grec. Ils pressentent que le consensus silencieux – silence de cimetière – dans l’Union européenne et dans l’eurozone approche vers sa fin. Ils s’aperçoivent que la rupture en Grèce avec l’austérité et l’énonciation d’une contre-proposition élaborée pour la gestion des dettes publiques de la Grèce et de l’eurozone vont introduire un immense changement au rapport des forces sociales et politiques en Europe et vont élever le moral, l’espoir et les attentes des peuples européens en opposition aux choix de leurs gouvernements néolibéraux, de la direction de l’Union européenne et de la troïka.
L’objectif de Syriza et de la gauche européenne est la récompense de l’espoir naissant des peuples de notre continent. Notre objectif est que la victoire de Syriza en Grèce se mue en une vague déferlante qui, en passant par la suite par l’Espagne et l’Irlande, remettra en question « l’hégémonie inébranlable » de Mme Merkel, des banquiers, des marchés et de leurs alliés politiques, droitistes, sociaux-démocrates et libéraux. Depuis le moment où en Grèce des élections anticipées ont été proclamées, nous sommes les destinataires de milliers de messages de solidarité, individuels ou collectifs, en provenance de chaque coin d’Europe et du monde. Des dizaines de camarades européens nous informent qu’ils se rendront les jours des élections à Athènes pour renforcer notre combat préélectoral et partager avec nous la victoire historique de la gauche.
Nous n’avons qu’un seul message à adresser à chacun de nos alliés européens, citoyen ou collectif de la gauche, de la démocratie, des mouvements sociaux : il faut porter la vérité sur le programme de gouvernance de Syriza à chaque coin d’Europe, pour défaire avec votre aide la campagne de terreur dirigée contre les peuples ­européens. L’heure est là pour l’espoir de l’emporter sur la peur !
Traduction Kosadinos M.
*Yiannis Bournous  Membre du comité exécutif du Parti 
de la gauche européenne, candidat député de SYRIZA aux legislatives du Janvier 2014