«On ne peut pas exercer de chantage sur la démocratie en Grèce»

 Editorial de avgi.gr

Photo Marios Lolos

Photo Marios Lolos

«Je voudrais le dire encore une fois pour que tous puissent mieux comprendre. La République hellénique ne vise ni à faire chanter ni à menacer personne. Mais plus que cela, on ne peut pas exercer de chantage sur la démocratie en Grèce. Parce qu’on ne peut pas exercer de chantage sur l’Europe entière ».

Avec ces mots, Alexis Tsipras a répondu à la pression des forces conservatrices en Europe et au nouveau mur que Berlin veut soulever contre la Grèce. Les supporters de politiques dures et injustes sous-estiment l’intelligence du peuple grec et le processus démocratique. Les citoyens grecs avec leur voix ont mis fin à la troïka et les mémorandums et ont demandé un changement de politique. Il est donc clair pour tous qu’il n’y a aucune possibilité de revenir aux années sombres de dévaluation interne, de déréglementation des relations de travail, de chômage de masse, de dévaluation de la valeur des propriétés, de banalisation des droits de l’homme et des processus démocratiques.

Le nouveau gouvernement grec et le Premier ministre ont proposé un accord mutuellement acceptable sans la participation de la troïka et des mémorandums et ils se sont engagés à obtenir des budgets équilibrés sans générer de nouveaux déficits. Ils se sont engagés à résoudre la crise humanitaire provoquée par les politiques de rigueur. Ils se sont engagés à promouvoir des changements radicaux pour mettre fin au régime de la corruption, de l’impunité, de la fraude fiscale, pour mettre fin à l’état corrompu et clientéliste.

Le nouveau gouvernement a commencé une négociation difficile. La Grèce ne demande pas la charité et la tutelle, mais le respect du verdict populaire. La consultation prend du temps pour donner des résultats positifs, sans l’usage de la contrainte et des faits accomplis. Le nouveau gouvernement grec a le soutien de tous les Grecs, comme c’était indiqué hier soir par la mobilisation massive populaire devant le Parlement grec à la Place de la Constitution, qui a été organisée spontanément par le biais d’internet.

Le gouvernement grec « ne va pas trahir la confiance des citoyens grecs », a déclaré le Premier ministre dans son discours à la réunion du groupe parlementaire de SYRIZA. Le gouvernement grec s’engage à mettre un frein aux sacrifices sans résultat que les femmes et hommes grecs ont subi pendant tant d’années, tout en garantissant la sécurité du nouveau contrat et la garantie du progrès du pays dans la demeure européenne commune.

Mais le Premier ministre, a envoyé un autre message à l’intérieur et à l’extérieur, vers les diverses forces, comme le principal parti de l’opposition et les forces conservatrices en Europe, qui ont un plan stratégique visant à compromettre la Grèce et son nouveau gouvernement. Leurs plans vont échouer parce que le peuple grec soutient le gouvernement et ses négociations difficiles avec les créanciers  et parce que la peur dans notre pays est enfin terminée.

 

Traduction du grec : Athina Vlachaki