Tasos Koronakis*:nous ne continuerons pas la politique de l’austérité appliquée par les gouvernements précédents

ΣΥΜΒΟΥΛΙΟ ΠΡΟΕΔΡΩΝ ΚΕΑTasos Koronakis, Secrétaire du Comité central de Syriza 

source : stokokkino.gr

Pourquoi la proposition de SYRIZA de lancer une Commission d’Audit de la dette publique grecque n’inclut pas  les périodes des gouvernements de Kostas Karamanlis et Kostas Simitis?Grèce : »Nous ne pouvons pas utiliser une politique qui a été condamnée par le peuple grec. Le gouvernement grec a des lignes rouges. Il ne prévoit pas et il ne mettra en œuvre aucune réduction aux salaires et aux pensions. Il ne prévoit pas et il ne mettra pas en œuvre de nouvelles mesures récessives », a déclaré dans une interview à l’édition du dimanche 5 avril «Vradini» le secrétaire du Comité central de SYRIZA, Tasos Koronakis.

Notre principal objectif est que le peuple grec connaisse la vérité concernant qui et pourquoi on a choisi de lier le pays par un accord qui l’impose  aux mémorandums. C’est un acte politique sérieux et il doit être pris au sérieux. Il n’inclut aucune logique revancharde. Au contraire, il met au centre du débat politique la volonté sociale d’une information complète. Notre proposition est concrète, concernant les périodes particulières des mémorandums et les responsabilités de ceux qui les ont choisis. On pourrait inclure toutes les périodes depuis la création de l’Etat grec, mais cela signifierait que nous ne voulons pas que le peuple grec connaisse la vérité sur les mémorandums et il serait une geste  pour des raisons d’image politique sans aucun résultat.

La visite du Premier ministre Alexis Tsipras en Russie et sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, ainsi que les contacts des ministres Yiannis Dragasakis et Nikos Kotzias en Chine, font partie d’un plan alternatif pour trouver  de nouvelles sources de financement?

La Grèce est un pays fort et indépendant et elle peut choisir ses interlocuteurs. Avec ces prises de contact nous introduisons une nouvelle ère politique étrangère multidimensionnelle en faveur des intérêts du peuple. Nous exploitons toutes les possibilités, même la situation géopolitique du pays, pour obtenir de nouvelles alliances dans les domaines du développement.

Quelles sont les lignes rouges du gouvernement dans la liste des réformes qu’il enverra à l’Eurogroupe et qui sera le prix qu’il acceptera de payer pour que les prêteurs desserrent le nœud coulant financier qui resserre le pays?

Il s’agit d’une négociation très difficile, mais nous ne sommes pas disposés à tout faire. Nous ne pouvons pas appliquer une politique qui a été condamnée par le peuple grec. Le gouvernement grec a des lignes rouges. Il ne prévoit pas et il ne mettra en œuvre aucune réduction aux salaires et aux pensions. Il ne prévoit pas et il ne mettra pas en œuvre de nouvelles mesures récessives. Le Premier ministre a présenté la limite des négociations au niveau politique majeure tant au cours du sommet, que lors de la réunion  à sept de Bruxelles. Nous sommes claires que nous honorons le mandat du peuple grec et nous ne continuerons pas la politique de l’austérité des gouvernements précédents. Il ne serait pas logique que le peuple grec avait voté en faveur de SYRIZA pour qu’on continue la politique de Nouvelle Démocratie. Nous avons fixé cette limite par la décision du 20 février. Nous avons progressé dans la spécialisation de réformes. Cet accord engage tant nous, que nos partenaires et il juge la crédibilité des deux côtés. Dans le cadre de cette réciprocité le pays devrait être financé avec les montants des gains des obligations souveraines ainsi que de l’argent de fonds hellénique de stabilité financière, qui ont dû retourner dans les caisses de l’État.

A l’intérieur du parti il y a de sérieuses réserves concernant la «compromis honorable» que le gouvernement désire. À quel point estimez-vous que le mécontentement d’une partie de membres de SYRIZA pourrait poser des problèmes?

À l’intérieur de SYRIZA le dialogue est toujours ouvert et vivant. Nous avons appris à discuter sur nos oppositions et à arriver à des décisions. Aujourd’hui tous les cadres et les membres de SYRIZA, ont tourné leur regard vers les besoins et les exigences de la société. Nous savons notre énorme responsabilité et avec cette empathie nous procédons sur la route de la vérité et de l’unité.

L’accord d’un « New Deal » que le gouvernement demande aux partenaires en Juin, pourrait finalement aboutir à un troisième mémorandum?

Dès le début nous avons dit que nous voulons une solution globale, longue et durable sur le problème grec. Le sens et le statut des mémorandums ont terminé pour notre pays avec les élections du 25 janvier. Nous voulons des décisions et des accords, qui vont traiter le pays de manière égal en tant que membre de l’UE et de la zone euro en reconnaissant nos droits souverains. Nous ne demandons que de traitement égal, qui va respecter la démocratie et va garantir la solidarité européenne, en nous conférant  le droit dans toute approche de développement.

Comment évaluez-vous le gouvernement en ce moment? Est-ce qu’il y a quelque chose que vous attendriez et il n’en a pas fait?

Il y a deux mois que nous avons entrepris la gouvernance du pays. C’est un temps politique très dense. Il n’y avait jamais eu un gouvernement qui a réalisé tellement de choses en si peu de temps, sous conditions défavorables et hostiles nous pourrions dire. Dans  ce laps de temps, le gouvernement grec a réalisé quelque chose très important : de rétablir le prestige du pays et la dignité du peuple grec. Nous parlons avec nos partenaires également et nous avons réussi que notre voix soit entendue clairement et fortement.

Est-ce qu’il y a un écart entre l’accord du 20 février et le programme de Thessalonique?

Le projet de loi pour affronter la crise humanitaire, le projet de loi des 100 mensualités pour régler les dettes échues, sont des éléments essentiels du programme de Thessalonique. La suppression de I’ impôt unifié sur la propriété immobilière (ENFIA) et son remplacement par un impôt sur la grande fortune immobilière, avec une série de projets de loi qui sont dans la liste des réformes,  constituent des piliers fondamentaux  de notre programme. Dès le début nous avons dit, que l’accord du 20 février était notre limite. Mais son duré est pour quatre mois, de sorte qu’au cours du second semestre  de l’année on va commencer à mettre en œuvre tous ceux qui sont les engagements pris envers le peuple grec. En tout cas, notre programme a un horizon de quatre ans et il sera mis en œuvre en restaurant le tissu social.

Finalement, les électeurs de SYRIZA devront-ils oublier l’effacement de la dette publique?

On ne peut pas en conclure que la demande de l’effacement de la dette est une demande oubliée. Au contraire, le Premier ministre à chaque occasion, dans chaque discours, chaque contact, il en pose la question. Au cours de l’information récente de l’Assemblé Nationale sur les progrès des négociations avec les partenaires,  il a souligné encore une fois que la dette grecque n’est pas viable. Quelque chose que même les petits enfants peuvent comprendre et nos partenaires d’autant plus. L’accord du février et le temps pris par le gouvernement grec, est pour aller avec de meilleures conditions dans le débat sur un règlement global de la question grecque. Par ailleurs, le Parlement a créé une Commission d’Audit de la dette publique.

Le gouvernement possède une période de quatre mois pour négocier avec les partenaires et les institutions. S’il n’y aurait pas d’accord sur un nouveau contrat – « New Deal» vous croyez que le gouvernement doit recourir à la volonté du peuple grec à travers des élections ou d’un référendum?

Le gouvernement négocie actuellement dans le contenu du mandat populaire. Nous avons dit à tous les tons, que le peuple grec a fait confiance à SYRIZA pour en finir avec les mémorandums et pour arriver à un règlement global sur la question grecque dans l’UE. Au-delà du contenu il y a également une limite et le peuple grec et de nos partenaires le savent bien. Parce que, comme chacun le sait «il faut être deux pour danser le tango».

Traduction du grec : Athina Vlachaki