SYRIZA remplit se promesses: Couverture maladie pour les personnes non assurées en Grèce ,par Emmanuel Kosadinos

Le projet de décision interministérielle (DIM-KYA) pour la couverture maladie des personnes non assurées est publiée depuis le 30/04 sur internet, ouverte au débat électronique public jusqu’au 11/05

(http://www.opengov.gr/yyka/?p=1202)

Elle prendra effet immédiatement après et sera publiée au journal officiel.

Dans le préambule de la DIM  (signé par le ministre délégué à la Santé Andréas Xanthos) il est fait mention de la crise humanitaire que traverse le pays et de l’urgence d’autoriser l’accès à la totalité des soins médicaux et pharmaceutiques aux personnes privées de couverture maladie.

Les catégories concernées :

  • La totalité des mineurs (moins de 18 ans), des femmes enceintes, des personnes handicapées, des réfugiés et demandeurs d’asile et de leurs familles, des victimes d’abus sexuels, des personnes atteintes de maladies chroniques, des personnes incarcérées, des personnes hospitalisées, des patients dépendants en cure, quel que soit leur statut administratif.
  • Tous les ressortissants hellènes ou d’états-membres de l’espace européen commun et de leurs familles.
  • Les personnes présentes sur le sol grec pour des raisons humanitaires
  • Tous les citoyens majeurs et en bonne santé de pays tiers possédant un titre de séjour ou une décision administrative de report du refoulement à la frontière.
  • Les personnes faisant partie des catégories citées se verront octroyé un carnet autorisant les soins dans les établissements publics de tous les niveaux, au même titre que les personnes assurées sociales.

Les soins concernés : prévention, diagnostic, traitement, dentisterie, obstétrique, chirurgie, psychiatrie, psychothérapie, hospitalisation, réhabilitation, prothésie, pharmacie, soins ambulatoires, matériel de réhabilitation, matériel de chirurgie, optique.

La procédure : dépôt d’une demande et de 2 photos d’identité au Centre de Services au Public (ΚΕΠ) de proximité, l’administration se chargera d’obtenir les pièces nécessaires à la constitution du dossier.

La possession d’un carnet de santé de ce type pourra être utilisée comme document pour la constitution d’un dossier de prolongation du titre de séjour.

En cas de refus les intéressés pourront recourir auprès de commissions qui seront constituées, au plus tard dans 6 mois après l’entrée en vigueur de la DIM, auprès des autorités locales.

La validité du carnet de santé sera d’une année, à renouvellement illimité.

Ce qui diffère de la situation précédente :

La philosophie du système instauré : accès universel pour toutes les personnes sur le sol, alors que le système précédent instaurait de maigres mesures palliatives, qui ne concernaient qu’un faible pourcentage des personnes sans couverture selon un système de critères très restrictifs.

L’extension des soins concernés : le système précédent autorisait un nombre très restreint de visites médicales seulement sans examens complémentaires ni moyens thérapeutiques adéquates, alors que le dispositif actuel prend en charge la totalité des soins, au même titre que pour les personnes assurés.

La procédure d’accès : le système précédent faisait intervenir une longue procédure bureaucratique et des contrôles systématiques alors que maintenant la procédure est simplifiée au strict minimum.

Le débat politique autour :

La mesure reprend à la lettre les engagements de SYRIZA auprès du peuple qui en jugera en dernier ressort.

Les politiciens de droite et social-libéraux, responsables de la mise à mort délibérée de milliers de patients pendant les cinq dernières années, les journaleux à leur botte et les créanciers rapaces coresponsables usent de leur arsenal goebbelsien pour dénigrer ou minimiser ces mesures annoncées en prétextant qu’elles n’apportent pas de soulagement ou bien qu’elles seront trop coûteuses. Leur méthode : répéter à l’infini le mensonge dans l’espoir de le rendre crédible.