Zoé Konstantopoulou* souligne que le Parlement grec doit être mis à profit dans la poursuite des négociations avec les partenaires

  Par Nikos Papadimitriou Source : avgi.gr La présidente du parlement grec Zoé Konstantopoulou a cherché de trouver des moyens afin de soutenir la mission gouvernementale, dans son discours au Comité central, en utilisant au mieux son rôle institutionnel. À la fin de son intervention, elle a clarifié sa position sur le sujet de l’ERT, l’audiovisuel public grec, et les nouveaux membres du personnel qui ont été invités à l’encadrer. « Nous devons tous être conscients du caractère historique de cet instant et de notre responsabilité, a-t-elle souligné. La négociation est une question de démocratie et non une question de l’économie. Le gouvernement, qui a déjà commencé à mettre en œuvre son programme pré-électoral, est forcé par le chantage des prêteurs à l’asphyxie du peuple et à la menace que le pire reste à venir. Nous devons, en tant que parti et groupe parlementaire, soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de son mandat populaire. Le peuple a fait un choix clair de terminer avec les mémorandums, et nous devons nous rappeler que les mémorandums ont un caractère non seulement austéritaire, mais aussi soumis », a-t-elle ajouté. Sa phrase suivante est très caractéristique : « En Grèce et pour la première fois il y a un gouvernement qui n’a aucun conflit d’intérêts dans la négociation. Et pour cette raison, nous devons de le renforcer à continuer de soutenir l’intérêt public et populaire. Nous devons dire la vérité dans la société et ne pas sous-estimer ni la détermination de notre peuple ni nos propres forces. Nous ne devons pas sous-estimer le pouvoir de la solidarité sociale en Grèce et à l’étranger. Nous ne devons pas sous-estimer la puissance de la demande de restaurer la démocratie « . Elle a continué : « Est-ce que nous avons des  instruments adéquats pour atteindre nos objectifs? Oui, évidemment!  Au Parlement il y a des outils que nous devons utiliser:

  1. Le Comité d’audit de la dette grecque sur les vraies causes de la dette publique, qui doit être utilisé afin que le gouvernement puisse demander directement la suspension de paiement jusqu’à la fin de l’audit (à peu près dans un an).
  2. Le Comité de la revendication des réparations allemandes de la seconde guerre mondiale, qui invite mercredi prochain le Comité du Bureau général de la Comptabilité, et qui évalue le niveau de la demande grecque à des centaines de milliards d’euros. Cette réclamation doit être activée. L’Allemagne devrait être mise sur sa responsabilité morale et historique quand, en promouvant un nouveau totalitarisme économique, insoutenable même par la société allemande, elle refuse l’annulation de la dette dont elle en a profité en 1953. Elle accélère également le remboursement exorbitant de la dette prétendue sous la menace de faire chanter un peuple qui n’est pas responsable de sa création, quand elle refuse de rembourser sa dette au même peuple, une dette qui est associée aux crimes internationaux et aux atrocités que les nazis et le Troisième Reich ont commis contre lui.
  3. Le Comité des institutions et de la transparence, qui examine l’affaire Siemens, associée avec le plus grand scandale de corruption et de collusion des intérêts. Mais aussi l’affaire de la liste électronique des grands déposants-livrée par Christine Lagarde-, la fameuse «liste Lagarde».
  4. Le Comité d’enquête sur les mémorandums.

Ces comités ont été créés parce qu’ils consistent les droits de notre peuple et nos engagements envers lui, a-t-elle mentionné. Et, bien sûr, en ce qui concerne le Parlement, ils ont tous été faits en consultation avec le Premier ministre. C’est la raison pour laquelle leur existence et leurs services doivent être mis à profit du peuple et de la société. Nous devons reconnaître notre collectif dans nos choix. Nous devons protéger notre cohésion collective, notre relation avec la société et notre crédibilité collective, la crédibilité de la Gauche radicale. Nous avons la responsabilité d’être fidèles à nos engagements pré-électoraux et de préserver nos caractéristiques notifiés. Nous devons rendre justice à ceux qui ont cru et ont placé leur confiance en nous et non pas à ceux qui nous ont  remis en question ou ont collaboré avec l’establishment mémorandaire « , a-t-elle souligné. Par rapport à la réouverture de la télévision publique, elle a dit à la fin:  » Pour en finir avec la spéculation je voudrais dire un dernier mot concernant l’ERT. Je crois que le choix de M. Tagmatarchis, qu’il a été nommé Président exécutif de l’ERT, ne correspond pas au nouveau modèle de la télévision publique que nous voulons construire. J’ai déjà informé le Premier ministre de mon point de vue avant que cette option soit annoncée. En disant cela, je ne m’oppose ni  à la décision du Premier ministre ni au gouvernement. Il faut que chacun de nous soit jugé selon ses choix et son attitude. Il est clair que dans l’avenir il faut que nous soyons très prudents sur le choix des personnes auxquelles nous faisons confiance et avec lesquelles nous collaborons très étroitement. Ceci est notre responsabilité collective et nous devons l’assumer « . * Zoé Konstantopoulou est la présidente du Parlement grec Traduction : Athina Vlachaki