Athènes prend des mesures en attendant la conclusion d’un accord

DSC_0586

Publié le mai 29, 2015

Source : avgi.gr

La négociation est sur le fil du rasoir. Les discussions qui se poursuivent  sur un niveau technique reflètent davantage les palinodies des institutions au lieu de trouver une solution logique et malgré l’attitude positive de la partie grecque. Athènes a atteint ses limites  et elle ne veut pas permettre aux groupes extrêmes de mettre en péril la conclusion d’un accord. Cependant, les technocrates de l’autre côté, mettent sur la table des questions en connaissant qu’elles ne peuvent pas être traitées efficacement.

On pourrait se demander  si certains voudraient  démanteler  la zone euro. Le rapport détaillé d’hier de la BCE note que, en cas d’un désaccord entre les prêteurs et la Grèce, le coût direct pour la zone euro serait la perte de 180 milliards d’euros ou un taux de croissance de 1,8% de la zone euro.

En d’autres termes, la croissance faible, poursuivie avec beaucoup de difficultés pendant sept ans après la crise, sera annulée, et avec elle le scénario prétendu de « succès story ». Les conséquences pour la Grèce seront lourdes aussi. Sauf que la Grèce ne peut rien faire à ce sujet. Cela dépend de l’ l’Europe et dans une certaine mesure de l’autre côté de l’Atlantique.

La question est, au premier chef, politique,  et elle s’ajoute à la problématique générale: la Grande-Bretagne a officiellement annoncé avant hier l’organisation d’un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. Le Premier ministre italien M. Renji l’a déjà souligné à la suite des élections en Espagne et en Pologne. Même en Allemagne l’austérité est attaquée de toutes parts, avec des grèves continues dans les secteurs crucials de l’économie.

Il est évident que la question grecque est politique en ayant un paramètre lourdement géopolitique, car elle sera évoquée aujourd’hui lors de la réunion du G7 et avec MM Merkel, Hollande et Juncker à Berlin lundi prochain.

Cette fois on doit trancher le nœud gordien plutôt qu’en cherchant une solution aux  tableaux Excel  à Bruxelles. A Athènes on attend et on se prépare à toute éventualité…

Traduction : Athina Vlachaki