Ils sont impénitents : la proposition provocante des « partenaires »

 

Source : le journal des réducteurs,left.gr

Les institutions ont montré leur vrai visage vers le gouvernement grec, au cours de la rencontre du Premier ministre Alexis Tsipras avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur la proposition grecque.

Ils proposent entre autres à Athènes des mesures (concernant seulement les prochains deux mois, étant donné qu’en septembre, il y aura une exigence pour un nouveau paquet des mesures) y compris la réduction des pensions, l’abolition de l’EKAS (allocation de solidarité sociale), la privatisation du Gestionnaire indépendant de réseau de transport d’électricité et de la « petite DEI » (petite Compagnie publique d’électricité), ainsi que des excédents primaires plus élevées que celles proposées par le gouvernement grec.

En résumé, les trois institutions proposent les suivants:

  • Appliquer deux différentes TVA: une TVA à 11% y compris les médicaments, et une autre à 23% y compris le domaine de l’énergie et de la restauration, qui apporteront des hausses considérables dans tous les produits.
  • Réduire les pensions de 1% du PIB, soit de 1,8 milliards d’euros. Il convient de noter que chaque mois les dépenses publiques s’élèvent à 1,8 milliards d’euros.
  • Abolir l’EKAS (allocation de solidarité sociale). Il s’agit d’une proposition absolument provocante, en considérant que cette aide est accordée aux retraités aux faibles revenus, tandis que le montant total est inférieur à 100 millions d’euros.
  • La privatisation du Gestionnaire indépendant de réseau de transport d’électricité et de la « petite DEI » (petite Compagnie publique d’électricité). Le gouvernement a clairement rejeté cette demande à plusieurs reprises.
  • La libéralisation  des marchés dans le secteur des produits, par une ancienne «boîte à outils» de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
  • Les excédents primaires pour les prochaines années aux taux de 1% en 2015, 2% en 2016, 3% en 2017 et 3,5% en 2018.

Enfin, il convient de remarquer que  dans la proposition des institutions il n y a aucune mention sur la dette publique et sur la possibilité d’une restructuration.

Traduction : Athina Vlachaki