Une réponse ferme du ministre grec Lafazanis à l’émissaire des Etats-Unis chargé des questions d’énergie

Source: www.thepressproject.gr

Résumé : Les déclarations de l’émissaire des Etats-Unis ont le ton de la provocation, voire de la menace, selon le ministre grec de Reconstruction Productive, Panayotis Lafazanis, référence faite, aux déclarations de l’émissaire des E-U chargé des relations internationales en questions d’énergie, sur l’évolution récente du projet de gazoduc « Turkstream ». La Grèce n’est pas un bien immobilier et n’est pas susceptible de céder à des chantages ; c’est ce qu’a bien fait savoir le ministre grec.

Le ministre grec de Reconstruction Productive, Panayotis Lafazanis, a été très critique vendredi à l’égard de l’émissaire des E-U chargé des relations internationales en questions d’énergie, Amos Hochstein.

L’occasion fut donnée par les prises de position de M. Hochstein, qui a exprimé la préoccupation que, l’examen par la Grèce du projet d’extension du gazoduc « Turkstream », pour le transport du gaz de la Russie vers l’Europe, à travers la Turquie et la Grèce, ne contribuera pas à la diversification énergétique, risque d’attirer la méfiance des autorités de la Concurrence de l’UE, et ne sera pas une solution à long terme pour les besoin de la Grèce en énergie.

Le ministre grec de Reconstruction Productive a communiqué vendredi que les déclarations de l’officiel américain concernant la position de la Grèce au sujet du gazoduc russe ont le ton de la provocation, voire de la menace.

« La Grèce n’est pas un bien immobilier » a-t-il dit « et elle n’est pas susceptible de céder à des chantages car elle ne considère pas que ces choix en matière d’énergie aggravent les problèmes déjà existants »

Une politique indépendante aux dimensions multiples

II a également remarqué que le choix du gouvernement grec de soutenir la présence sur le sol grec d’un gazoduc acheminant du gaz naturel russe est un choix bénéfique à l’intérêt national de la Grèce et à son économie, alors que, en même temps, la coopération, la suffisance énergétique et la sécurité, de la région particulière où se trouve la Grèce et de l’Europe, sont positivement renforcées.

« La Grèce poursuit de manière cohérente une nouvelle politique indépendante aux dimensions multiples, dont l’ambition est de faire du pays un carrefour pluraliste en matière énergétique, au sein duquel les voies de circulation et les sources de provenance du gaz naturel se diversifieront, sans murailles d’exclusion ni préjugés issus d’une nouvelle guerre froide » dixit Panayotis Lafazanis en ajoutant : « La nouvelle Grèce qui émerge est une source de stabilité et de confiance pour tout le monde, avant tout pour les peuples. Une puissance qui indique une nouvelle voie de paix, de progrès, de justice et de relations d’équité entre les pays ».