Yannis Stournaras * au Comité des Institutions et de la Transparence sur l’affaire Siemens

Μ.Yannis Stournaras sera invité par le Comité des Institutions et de la Transparence parce que, selon la présidente du Parlement grec, dans une ère tellement difficile pour le pays, on a renoncé à de nombreuses revendications.

Source: efsyn.gr

La présidente du Parlement grec et présidente de Comité des Institutions et de la Transparence, Zoé Konstantopoulou va demander l’audition de Yannis Stournaras sur l’affaire Siemens. L’objectif principal de son appel est que M. Stournaras comme un ancien ministre des Finances, doit informer pourquoi il a signé un compromis extrajudiciaire entre le gouvernement grec et la société Siemens.

La présidente du Parlement a annoncé son intention d’appeler Yannis Stournaras lors de la réunion au cours de laquelle les députés ont posé des questions à l’ancien président de la Commission d’enquête sur l’affaire Siemens, M.Syfis Valyrakis.  Comme Zoé Konstantopoulou a expliqué, elle conteste la validité de ce compromis et M. Stournaras sera invité à se présenter devant le Comité, parce que il «l’a signé hors les délais en août 2012» et parce que «dans une situation tellement difficile pour notre pays, je ne crois pas qu’on ait le pouvoir de renoncer à telles revendications ».

Un compromis honteux

La présidente du Parlement a demandé M. Syfis Valyrakis comment on s’est accordé sur un compromis honteux et  préjudiciable pour l’Etat, tandis que les résultats du rapport de la Commission d’enquête font état d’une perte d’au moins 2 milliards d’euros. Avec ce compromis l’Etat «a renoncé à toute autre réclamation en fournissant aussi à la société Siemens le certificat précieux de bon fonctionnement et de transparence, alors qu’il pourrait la forcer à fournir des informations et à donner des indemnisations ».

Le député de Nouvelle Démocratie et ancien ministre de la Justice, Charalambos Athanasiou a dit à la présidente du Parlement que «vous pouvez annuler cette loi, comme tant d’autres qui sont censées d’être annulées » et il a ajouté que les mouvements d’une négociation politique sont possibles, «toutefois, même ceci vous ne l’avez pas réalisé». Il a aussi accusé SYRIZA que lorsqu’on a demandé le rapport de la dernière Commission d’enquête, SYRIZA a donné un vote «blanc» et il ne s’est pas rallié à l’avis qu’il y avait des responsabilités pénales de certaines personnes politiques.

L’attitude du député de ND Yannis Tragakis était identique. M. Tragakis a soutenu que le conseiller juridique de l’État au Ministère des Finances, M. Banos, avait récemment défendu, lors d’un procès, le compromis de l’Etat grec, une chose que l’actuel ministre des Finances, Yanis Varoufakis connaissait bien. Il a également cité la récente réponse du ministre des Finances au Parlement, selon laquelle il est difficile d’annuler l’accord d’un compromis extrajudiciaire, comme son application avait déjà commencé. Cependant, comme M. Varoufakis a-t-il dit, le Comité constitué au Palais Maximou va examiner cette question.

Les pots-de-vin et les actions criminelles

Syfis Valyrakis a soutenu que, même si l’Etat avait l’intention de parvenir à un compromis, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire devraient tirer profit du rapport. Il a souligné qu’en ayant des éléments tels que des pots-de-vin et des actions criminelles, l’Etat pourrait réclamer des indemnisations et imposer des amendes prévues par la législation.

Selon Syfis Valyrakis, «la Commission d’enquête a achevé ses travaux. Les autres n’ont rien fait » et il a conclu:« La question est pourquoi est-ce qu’il y a ce vide institutionnel en Grèce, permettant de faire des scandales financiers».

Du côté du Parti communiste, M. Thanassis Pafilis député de la Parti communiste grec et membre de la Commission d’enquête, a déclaré: « On a fait le blanchiment de l’argent de Siemens, tandis qu’elle a été condamnée dans 120 pays, comme ils l’ont déjà avoué ».

* Yannis Stournaras, est le gouverneur de la Banque de Grèce et l’ancien ministre des Finances du gouvernement conservateur d’Antonis Samaras.

Traduction : Athina Vlachaki