Ils ont mal évalué la situation

Par : George Kyritsis

Source : avgi.gr

Le seul cas pour que les créanciers mettent de côté leurs objections et leur profonde antipathie politique pour SYRIZA est de prendre conscience que ceux qu’ils demandent ne peuvent pas être réalisés et de considérer que le coût potentiel de rupture est plus grand que le coût purement politique de compromis avec un gouvernement de gauche et contre l’austérité. Autrement, s’ils considèrent qu’ils vont forcer le gouvernement à reculer lors de chaque réunion pour le faire capituler, c’est exactement ce qu’ils feront.

Par conséquent, il doit être clair qu’il y a des limites. Il semble que les créanciers avaient sous-estimé les messages envoyés d’Athènes, ayant laissé deux tranches au FMI impayées. Un deuxième sujet que les créanciers méconnaissent, ayant trop confiance aux sondages et aux assurances, est la question d’euro comme un outil de chantage. Il y a une vague de protestation liée notamment aux gens durement touchés par la crise, provenant de la classe moyenne, qui sont ouvertement favorables à une rupture avec les créanciers.

La ligne de démarcation fondamentale entre ceux qui disent «l’euro à tout prix» et ceux qui ne sont pas en faveur de l’euro, ou ceux qui veulent que la Grèce quitte la zone euro [Grexit], est essentiellement la somme d’argent qui est déposée à la banque. Ceux qui ont plus de 100.000 d’euros, ont peur sans savoir exactement quoi. Par exemple, ils acceptent à payer comme impôt une part  respectée de leurs dépôts, en ayant une peur invisible que, autrement, leurs dépôts seraient coupés. Ceux qui se soucient et qui sont préoccupés davantage, devraient être prêts à payer plus, afin de soulager les autres qui ne sont pas responsables de cette situation et surtout ne peuvent pas payer. C’est une automatisation sociale positive. Cependant, le problème grec ne sera pas résolu en épuisant davantage les citoyens.

Ceux qui ont voté en ayant comme seul critère « l’euro à tout prix », ils ont voté pour d’autres partis. Le slogan principal de SYRIZA était d’arrêter l’austérité et de réduire la dette, son but étant de sauver le pays, avec ou sans l’euro, mais avec le choix principal « avec l’euro. » Dans cette direction le gouvernement travaille pendant quatre mois.

Pour toutes ces raisons, SYRIZA, le plus grand parti du pays ayant le plus populaire leader, avec le parti d’opposition  à la moitié du pourcentage de SYRIZA et des députés qui s’affrontent entre eux, ne va pas se suicider. Alexis Tsipras n’a pas des spécifications d’un Premier ministre mémorandaire, “dispositif à usage unique” par  les créanciers, même sous la menace des banques. Et en raison que la société grecque en a marre, l’échec de SYRIZA serrait un échec total et profond de l’idée européenne en Grèce.

Il y a des journalistes étrangers renommés qui décrivent souvent de différents scénarios grossiers, qu’il est probable que le Premier ministre Alexis Tsipras va faire des élections avec la liste et la moitié de son potentiel, il va gagner, il va gouverner avec Stavros Theodorakis, et il va imposer des nouveaux mémorandums.

Si les institutions prennent ces estimations au sérieux,  je craigne que la Grèce ne soit à la veille d’un « accident ».

Traduction : Athina Vlachaki