« Non à la criminalisation de la politique – Ne touchez pas à Yanis Varoufakis »

« Non à la criminalisation de la politique – Ne touchez pas à Yanis Varoufakis »

Source : http://rproject.gr/article/keimeno-syllogis-ypografon-ohi-stin-dioxi-tis-politikis-kato-ta-heria-apo-ton-giani

Ces derniers jours, atterré(e)s et indigné(e)s, nous observons au sein de la société grecque un processus de stigmatisation intense des « défenseurs de la solution alternative » que l’on dénigre en les appelant les « défenseurs de la drachme ». Selon les chaînes de télévision, celui ou celle qui défend une solution hors euro devrait être traité comme appartenant à une organisation criminelle ou comme ayant commis un délit spécifique (delictum sui generis) qu’aucune loi écrite ne mentionne encore à ce jour.

La liberté d’expression et d’opinion, l’exercice même de politique gouvernementale, en dehors des limites de l’euro, sont  présentés comme quasiment crimes de haute trahison, au moment même où c’est l’inverse qui se passe dans la réalité : le pays est écrasé et humilié, justement au nom du dogme du maintien dans l’euro.

Le summum de cette cabale sont les poursuites pénales ourdies à l’égard de Yanis Varoufakis, voire même des velléités de le soumettre à examen… par la Commission d’Enquête parlementaire sur les Responsabilités de l’imposition des Mémorandums, pour la seule raison qu’il a explicitement mentionné qu’il avait un certain plan B (encore qu’il s’agissait d’un plan à mettre initialement en place dans le cadre même de l’euro) et qu’il a tenté de organiser son éventuelle application. Tout cela revient à dire que l’ancien ministre encourt le risque de poursuites pour avoir accompli son devoir.

Il s’agit bien d’une évidente tentative de criminalisation de la liberté de parole, de l’action politique, voire de l’exercice gouvernemental de l’ancien ministre compétent en matière, répondant probablement aux injonctions des créanciers. Au-delà de ça, l’objectif de telles tentatives est de créer le bouclier de protection pour une subordination totale à la troïka d’autorités telles le Secrétariat Général des Recettes Publiques. Ces tentatives de criminalisation doivent s’arrêter ici, pour que les nuages du totalitarisme soient empêchés de confluer autour de nous.

Les organisateurs de cette pétition appellent à la signer (en mentionnant nom-prénom, profession et adresse électronique) et à renvoyer les soutiens par courrier électronique aux personnes ci-dessous :

Yorgos KALANDZOPOULOS (Γιώργος Καλαντζόπουλος), geo.kalantzopoulos@gmail.com

Dimitris BELANDIS 5Δημήτρης Μπελαντής), dbelantis@hotmail.com

Eleni PORTALIOU (Ελένη Πορτάλιου), portel@central.ntua.gr

(Traduction Emmanuel KOSADINOS, co-signataire de la pétition)